mercredi 23 juillet 2014

Indiscrétion

Quand j'avais évoqué ici même la piste Emilie Gomis suivie par Arras pays d'Artois basket, des sites spécialisés s'étaient empressés de relayer le démenti de la joueuse internationale publié sur les réseaux sociaux. Montreront-ils une diligence équivalente et une efficacité identique à propos de cette indiscrétion : on sait pourquoi l'ancienne Villeneuveoise n'a pas rejoint le Pas-de-Calais.
En fait, elle demandait à disposer, par contrat, d'une journée hebdomadaire pour faire autre chose que du basket, à savoir gérer ses affaires, faire des séances photos, répondre à des sollicitations en tant que mannequin. Comme les autres clubs en contact et en négociation avec Emilie Gomis, Arras pays d'Artois avait le choix d'accorder ce passe-droit.. Il a dit "non" et est allé chercher son arrière de l'autre côté de l'Atlantique en la personne de Maggie Lucas.

Le badminton arrageois va prendre l'accent russe

C'est un tuyau du sieur Christophe : elle rêve d'intégrer l'équipe olympique de badminton de son pays dont le bleu, le blanc et le rouge sont les couleurs du drapeau. Elle veut voir Rio en 2016, raquette en main et le public arrageois pourra aller l'applaudir à chaque journée de championnat de Nationale 1 à la rentrée. Ce n'est pas Emilie Lefel, même si tous les éléments correspondent. Il s'agit de la recrue surprise et estivale du Badminton-club artésien : Ksenia Polikarpova.
Cette Russe de 24 ans et 1,72 m, droitière, championne nationale 2011, vice-championne en 2013, médaillée aux championnats d'Europe par équipes 2013, cinquième des Mondiaux toujours par équipes, internationale universitaire, est actuellement la 55e joueuse mondiale en simple dames. Rien que ça !

C'est un sacré coup et un énorme pari pour le président Stéphane Monchy, le coach Renaud Legrand et le reste de l'équipe arrageoise. Rappelons que le BC Artésien accède à la N1, la deuxième division française, et qu'il avait jusque là joué la carte belge (avec succès, grâce à Séverine Corvilain, qui rempile, et Lionel Warnotte, qui rentre défendre les couleurs du club familial) et malaisienne (avec Joanne Quay et moins de réussite, du moins sportivement).

Pour préciser encore un peu le niveau de l'ex-joueuse du Comet Saint-Pétersbourg, on peut dire que Ksenia Polikarpova a disputé à ce jour 130 matches sur le circuit international et qu'elle en a remporté la bagatelle de 71 ;
que la référence espagnole Beatriz Corrales s'est inclinée en deux sets face à elle en avril, lors des derniers championnats d'Europe ;
qu'elle a passé deux tours à l'open de France l'an dernier, qu'elle a atteint (et perdu) deux finales à l'open de Russie 2013 ;
qu'elle a battu trois des quatre Tricolores qu'elle a croisées dans des compétitions en simple (Perrine Le Buhanic, Léa Palmero et Barbara Matias, mais pas Sashina Vignes-Waran) ;
qu'en double, elle a affronté trois fois Emilie Lefel et qu'elle mène 2-1 ;
qu'elle vient d'aligner trois défaites en juin-juillet (premier tour du très relevé tournoi SuperSeries du Japon, deuxième tour des White Nights russes, premier tour de l'open de Chine) ;
qu'elle participe depuis ce mardi au Grand Prix de Russie, à Vladivostok, en simple et en double ;
qu'elle aime faire des photos en maillot de bain pour la presse russe.

 


mardi 22 juillet 2014

L'image du jour

Vainqueur de la Coupe de France 2012 avec Arras pays d'Artois, Nadezdha Grishaeva a toujours aimé soigner son image. La double lauréate de l'Eurocoupe (2013 et 2014, avec le Dynamo Moscou), rentrée au pays après la fameuse finale de Bercy, n'a pas franchement laissé le souvenir de quelqu'un d'agréable mais ses prestations photos sortent toujours de l'ordinaire.
En voici une nouvelle preuve avec ce cliché fraîchement posté sur Facebook par... sa maman, visiblement très fière de voir une Russe manier deux flingues par les temps qui courent.




samedi 19 juillet 2014

Une Croate à Arras (EXCLUSIF)

Il y a donc, depuis ce vendredi, Maggie Lucas et Erin Rooney comme recrues étrangères officielles d'Arras pays d'Artois. Leurs noms, révélés en premier lieu par la VDN arrageoise, vont faire le tour des sites en tout genre, y compris de ceux qui se font de l'argent avec le travail des autres, j'ai nommé principalement Basquetebol, adresse bien connue pour compiler le boulot des journalistes en les sourçant a minima et en touchant du fric de la publicité dont le montant dépend du nombre de clics. Sur Une certaine presse, point de tout ceci, mais de vraies infos, dégotées par nos soins.
Donc, après l'annonce par Jean-Louis Monneret de l'arrivée du duo Lucas-Rooney (on croirait des joueurs de foot du PSG et de Manchester United !), on passe à l'officieux qui, je pense, sera officialisé dans quelques heures voire quelques jours.
Je peux ainsi vous annoncer qu'Arras pays d'Artois s'apprête à formaliser la venue d'une ailière forte, une 3-4 comme disent les spécialistes. Elle est Croate, brune, mesure 1,83 m et est née il y a 28 ans à Split. Elle s'appelle Matea Vrdoljak.



En 2012-2013, elle tournait à 9 points et 4 rebonds pour 25 minutes de moyenne en Euroligue avec Zagreb (avec une pointe à 20 points contre Mondeville par exemple) ; la saison dernière, elle est arrivée à Torun, en Pologne, en novembre, mais n'a plus joué à partir de janvier pour cause de blessure aux ligaments du genou.
Globalement, c'est une grande voyageuse. Elle a débuté au pays, dans la jolie cité balnéaire de Dubrovnik (2005-2006), a joué en Pologne (Gorzow et Leszno), en Bosnie (Banja-Luka et Zeniça), au Portugal (Algès et Quinta dos Lombos, deux clubs avec lesquels elle a disputé l'Eurocoupe en 2011 puis 2012), en Roumanie (Bucarest) et en Russie (Spartak Noginsk). Avec, bien souvent pour ces championnats mineurs, de grosses stats comme scoreuse.
Le record personnel de cette internationale croate est de 43 points, 8 rebonds, 2 passes décisives et 1 interception sur un seul match de Ligue adriatique, en tant que joker du Ragusa Dubrovnik, en 2010.


Maintenant, si vous voyez cette info exclusive reprise sur d'autres sites Internet, d'autres blogs voire des journaux papier, vous saurez d'où elle vient vraiment !

vendredi 18 juillet 2014

... Et Erin Rooney débarque aussi

Maggie Lucas va porter le maillot rose en compagnie de l'une de ses adversaires en Première division NCAA, à savoir Erin Rooney. Cette dernière défendait les couleurs de Fordham, dans la même Conférence que Lucas et Penn State. C'est la deuxième recrue étrangère d'Arras pays d'Artois, dont elle sera la meneuse.
Sur son CV, une grosse saison universitaire avec 33 matches joués, quasiment 37 minutes de temps de présence moyen sur le parquet, 17,5 points, avec 7,3 rebonds et 5,2 passes décisives pour 3,9 balles perdues.
Erin Rooney est Néo-Zélandaise, native de Christchurch il y a bientôt 24 ans, mais sera considérée comme joueuse communautaire à la faveur d'un passeport britannique, puisque son père est Anglais. Infos complémentaires, elle mesure 1,73 m et possède le même agent que Thibaut Petit, à savoir le Belge Yves Lejeune.

Maggie Lucas à Arras pays d'Artois

C'est une intuition devenue réalité : mardi, Jean-Louis Monneret n'a pas démenti quand je lui ai soufflé le nom de Maggie Lucas et ça m'avait mis la puce à l'oreille. Mais, faute de confirmation, j'avais gardé ça pour moi. Aujourd'hui vendredi, c'est officiel : la machine à shooter de l'université de l'état de Pennsylvanie (Penn State) va rejoindre Arras pays d'Artois.

Agée de 22 ans, tout juste sortie de la fac avec 20 points de moyenne sur les trois dernières saisons, draftée en WNBA au 2e tour et en 21e position par Phoenix a été concernée par un échange entre la franchise de l'Arizona et le club d'Indiana Fever. Dont elle porte actuellement le numéro 8, avec 11 minutes disputées en moyenne en 22 matches, pour 3,4 points et 1 rebond.
Pour voir de quoi elle est capable, on peut jeter un oeil à cette petite vidéo :



mercredi 16 juillet 2014

Thomas Masson ou l'art de la patience

 2005 - 2014 : Thomas Masson a su construire sa carrière. Et ce n'est pas fini.

C'est dans huit jours, soit le 23 juillet, que seront closes les enchères pour le championnat d'Europe professionnel de boxe, catégorie poids mouche. Malheureusement, Thomas Masson ne sera que spectateur de l'événement.
Bien qu'il ait poursuivi sa progression, avec notamment une troisième défense victorieuse de son titre de champion de France, l'Arrageois reste mis en stand-by par l'EBU. Certes la fédération européenne a reconnu sa valeur en le faisant grimper dans les classements, mais Thomas Masson a cependant vu Kevin Satchell lui griller la politesse en étant désigné challenger numéro 1 du tenant du titre EBU, l'Hispano-Bélarus Valery Yanchy. La semaine prochaine, on connaîtra donc le prix, la date et le lieu de ce championnat que l'Artésien suivra forcément de près, puisqu'en toute logique, il devrait affronter le vainqueur. Je dis "en toute logique", mais il faut constater que boxe et logique ne vont pas toujours de pair.
Donc Thomas Masson va (encore) devoir attendre, continuer à bosser, à boxer aussi pour demeurer dans le rythme de la compétition et du succès.
Au niveau français, il a fait le tour de la question et fait même figure d'épouvantail. Il lui faudra donc des combats internationaux, par exemple contre un Anglais membre du Top 20 continental du type Louis Norman, Don Broadhurst, ou Nathan Reeve. Bien sûr, il s'agirait de véritables défis, tant sportivement que financièrement pour monter ces confrontations. Ou alors le club bruaysien auquel appartient Thomas Masson cherchera une adversité moins relevée, pour ne pas prendre de risques inutiles.

L'Europe à Arras ?

Après, on peut donc rêver d'un championnat d'Europe à Arras. Là aussi, il faudra sortir le chéquier. Et ce n'est pas le seul problème.
Quand organiser ? Début 2015. On peut s'attendre à voir Yanchy et Satchell s'affronter en octobre-novembre. Celui qui l'aura emporté verra Masson se présenter comme challenger officiel. Cela pourrait aller assez vite et correspondre aux souhaits de la municipalité arrageoise.
Où organiser ? Des proches du dossier ont tâté le terrain du côté d'Artois Expo, histoire de posséder une jauge assez large pour un gala avec une ceinture européenne en jeu, mais aussi d'autres combats professionnels (était évoqué l'éventuel retour d'Anthony Arimany, voire la présence à l'affiche de Grégory Trénel, sans oublier les Bruaysiens comme Vincent Legrand, actuel challenger du titre de l'Union européenne). Sauf que la facture est salée : 18 000 euros de location. Un chiffre exorbitant qui plombe n'importe quel budget. La salle Gambetta-Carnot est à la fois trop petite et inadaptée pour un tel spectacle ; en face, la salle Giraudon limiterait elle aussi l'affluence. Ne reste que la halle des sports Tételin, occupée par Arras pays d'Artois basket féminin. D'où une gestion du calendrier qui risque de tourner à l'équilibrisme.
Qui organisera ? Techniquement, en boxe, il faut un club support pour toute compétition. Si Thomas Masson est licencié à Bruay et si ce club gère le futur championnat d'Europe, il y a un obstacle : le BC Arras Sud. Impossible d'organiser à Arras sans son aval. Or, si vous voulez faire enrager Jacky Vanwalscappel, il suffit de prononcer le nom de Thomas Masson. Arras Sud refusera tout net de lui dérouler le tapis rouge. Et le gala tombera à l'eau. Du côté du beffroi, deux options sont à l'étude : tout simplement créer un autre club de boxe, quasiment factice mais répondant aux obligations légales, ou utiliser l'affiliation d'une autre association sportive arrageoise présente dans les sports de combat. C'est tordu, mais c'est jouable. C'est un peu la boxe en résumé.

Pour en savoir plus, la fiche de Thomas Masson sur Boxrec, celle de Valery Yanchy et celle de Kevin Satchell, ainsi que le compte-rendu du dernier championnat de France Masson-Beccu.

lundi 14 juillet 2014

Eloge de l'effort inutile

En ce 14 juillet, comme je ne suis pas très branché défilé et que les brocantes, c'est trop tôt le matin, j'ai consacré une partie de mon après-midi au Tour de France. Et j'ai noté un truc qui explique pourquoi j'arrive encore à aimer le vélo professionnel (en dehors d'Adrien Petit, bien sûr) ; un truc assez incroyable dans d'autres disciplines, où un type a fait des efforts de dingue pendant quasiment trois heures, soit cent bornes dans les montagnes vosgiennes, juste pour un de ses coéquipiers. Pour bien faire, c'est à la mode, c'était un Allemand.
Tony Martin s'est dépouillé pour amener le leader polonais de son équipe belgo-tchèque aux avant-postes. Il est resté devant en permanence, réalisant une espèce de contre-la-montre en mode montagnes russes, avec le dénommé Kwiatowski sur son porte-bagages. Et tout ça, pour rien, puisque Kwiatowski a calé dans l'ultime montée et a même été repris par le peloton. Tony Martin, lui, a fini à la rame, quasiment à pied même après avoir tellement donné. Au final, il a pris plus de 16 minutes dans les gencives par Nibali, le vainqueur du jour. C'est cruel, mais j'ai trouvé ça beau, peut-être aussi parce que c'était vain. 
L'effort inutile, le beau geste qui rapporte des nèfles. Un truc très français que même les Allemands nous piquent !
En même temps, petit parallèle avec le goût de la victoire qui plaît à des petites Françaises, en l'occurrence l'équipe de France de basket U20, victorieuse de l'Espagne en finale de l'Euro après prolongation. OK, le score est très germanique et fait moins rêver comme le moindre match portes ouvertes de NBA (47-42), mais ça n'empêche que la toujours Arrageoise Clarince Djaldi-Tabdi a joué 35 minutes (4 points mais la bagatelle de 15 rebonds dont 10 offensifs !), que l'ex-Arrageoise Migna Touré a disputé 37 minutes (6 points, 5 rebonds et 3 passes décisives) et que la future Arrageoise Lidija Turcinovic a passé 39 minutes sur le parquet italien (6 points, à 1 sur 11, pour 8 rebonds).

jeudi 10 juillet 2014

Le Tour d'Arras


Quelques images, plus ou moins animées, du passage du Tour de France à Arras ce matin. Après avoir accueilli quelques jours plus tôt Iron Maiden, Stromae et David Guetta, la Citadelle a changé de peloton avec la favori Alberto Contador, le maillot jaune du moment Vincenzo Nibali et l'enfant du pays Adrien Petit, que j'avais découvert à quelques mètres de là, au critérium d'Arras disputé sur les boulevards atrébates, alors qu'il était cadet à l'Arras Vélo-club.
Les supporters d'Adrien Petit, dont la famille Tranin, était forcément présente ce matin, après avoir passé la journée de mercredi les pieds dans la gadoue du côté du pont Gibus, à 5 km de l'arrivée de l'étape d'Arenberg. 
 

Le p'tit gars d'Habarcq (24 ans en septembre) est apparu plutôt tendu sur l'écran géant installé à côté du podium des signatures, à l'entrée de la place d'Armes. La veille, il avait quand même pas mal galéré, avec deux crevaisons, une chute et pas mal d'efforts pour amener Navarro, son leader chez Cofidis, à bon port. Et puis, courir à la maison, ça ne doit pas être évident. Pas sûr qu'Adrien ait très bien dormi la nuit dernière avec cette petite pointe de stress du sportif qui veut être à la hauteur devant les siens.



Et pour les amateurs de petite histoire, Adrien Petit a pu retrouver sur le podium Nicolas L'Hôte, un Béthunois d'origine, pro à Saint-Quentin il y a une quinzaine d'années et qui a fini sa carrière de coureur du côté de Lapugnoy si ma mémoire est bonne. Il était l'un des animateurs matinaux officiels du Tour de France à Arras.



Pour le reste, environ 5000 personnes pour ce départ arrageois, mais pas une folle ambiance. C'était au moins aussi gris et morose que le temps. Mais, d'après la retransmission télé, ce n'était pas beaucoup mieux à l'arrivée à Reims, du moins en ce qui concerne les conditions climatiques. Mais cela ne semble pas refroidir les institutions arrageoises qui rêvent d'un partenariat pluri-annuel avec ASO pour des passages réguliers de la plus grande course du monde d'ici à 2018, date de la fin de la commémoration de la Première guerre mondiale dans le secteur.

mardi 8 juillet 2014

Vends cause déménagement

Ce n'est plus un secret pour grand-monde dans le paysage sportif arrageois, mais je quitte la région et même la France dans quelques semaines pour une nouvelle aventure en famille aux Emirats arabes unis. Comme on ne peut pas tout mettre dans l'avion, on vend plusieurs choses. D'où cette double petite annonce.

On commence par le plus gros morceau, ma voiture. C'est une Nissan Micra de 2011, avec 59000 km au compteur et 5 places. Moteur 1,2 pour 80 chevaux (consommation moyenne réalisée : 5 litres aux 100) ; finition Acenta (climatisation, volant cuir, accoudoir central, régulateur-limiteur de vitesse). Jeu de plaques 62 fourni.
Prix à débattre : 6200 euros. Contact : 06 75 08 89 53.



Ensuite, un canapé d'angle en très bon état. Tissu noir, pieds en bois ; pour cinq personnes sans problème ; fractionnable pour le transport. Acheté chez Meubles Gautier 2100 euros et vendu 690.
Contact : 06 75 08 89 53.