mardi 1 septembre 2015

Ce qui nous attend encore en 2015

C'est la rentrée des classes et aussi celle des sportifs. Comme de coutume, le programme des réjouissances se veut consistant aux Emirats arabes unis. D'ici à Noël, il y en aura pour tous les goûts ou presque. Un vrai feu d'artifice !








Etat des lieux

- 2 septembre : cyclisme, ouverture des accréditations pour le premier Tour d'Abu Dhabi ;
- 4 et 5 septembre : football, 2e journée de la coupe nationale du Golfe ;
- 8 septembre : football (éliminatoires de la coupe du monde 2018), Palestine - Emirats arabes unis ;
- 11 septembre : rugby, 1re journée de la Ligue des champions d'Asie occidentale, à Doha (Qatar) et Dubaï ;
- 11 et 12 septembre : football, 2e journée du championnat des Emirats ;
- 15 septembre : rugby, 2e journée de la Ligue des champions d'Asie occidentale, à Doha (Qatar) et Abu Dhabi ;
- 18 septembre : kickboxing, GFC Fight Series IV, à Dubaï ;
- 18 septembre : rugby, 3e et dernière journée de la Ligue des champions d'Asie occidentale, à Dubaï ;
- 25 septembre : rugby, 1re journée du championnat des Emirats. Match du jour : le derby d'Abu Dhabi entre les Harlequins et les Saracens ;
- 26 septembre : athlétisme, Desert Road Run, à Dubaï ;


- 3 octobre : MMA, Abu Dhabi Warriors III, à Abu Dhabi ;
- 6 octobre : hockey sur glace, 1re journée du championnat des Emirats ;
- 8, 9, 10 et 11 octobre : cyclisme, premier Tour d'Abu Dhabi ;

- 16 octobre : athlétisme, Color Run (5 et 10 km), à Abu Dhabi ;
-17 octobre : triathlon JLL Roy Nasr Memorial, à Jebel Ali ;
- 22, 23,24, 25 et 26 octobre : cricket, test-match Angleterre - Pakistan, à Dubaï ;
- 24 octobre : triathlon (formats sprint et olympique) de Kalba ;
- 26, 27, 28, 29, 30 et 31 octobre : sports de raquette, Padel World Tour, à Dubaï ;


- 3, 4, 5, 6 et 7 novembre : beach soccer, coupe intercontinentale, à Dubaï ;
- 4, 5 et 6 novembre : motonautisme, championnat du monde classe 1, à Abu Dhabi ;
- 6 et 7 novembre : natation, coupe du monde, à Dubaï ;
- 13 novembre : athlétisme, 10 km de Dubaï ;
- 14 novembre : triathlon international de Dubaï ;
- 19, 20 et 21 novembre : sport automobile, rallye international, à Dubaï ;
- 19, 20, 21 et 22 novembre : golf, tournoi pro de Dubaï ;
- 20 novembre : athlétisme, 10 km et semi-marathon d'Abu Dhabi ;
- du 21 novembre au 2 décembre : athlétisme, course des 7 Emirats ;
- 27 novembre : MMA, ONE FC, à Dubaï ;
- 27, 28 et 29 novembre : sport automobile, Grand prix de Formule 1, à Abu Dhabi ;




- 3, 4 et 5 décembre : rugby à VII, tournoi Sevens, à Dubaï ;
- 4 et 5 décembre : netball, tournoi international, à Dubaï ;
- 9, 10, 11 et 12 décembre : golf, Ladies Masters, à Dubaï ;
- 9, 10, 11, 12 et 13 décembre : badminton, World Superseries, à Dubaï ;
- 10 et 11 décembre : motonautisme, 5e manche du championnat du monde de F1, à Abu Dhabi ;
- 11 décembre : athlétisme, 24 heures de Dubaï ;
- 17 et 18 décembre : motonautisme, 6e et dernière manche du championnat du monde de F1, à Sharjah ;
- 18 décembre : athlétisme, 10 km et semi-marathon d'Al Ain ;
- 25 décembre : football, 7e journée de la coupe nationale du golfe ;





A venir en 2016 : tournois de tennis d'Abu Dhabi (janvier) et de Dubaï (février), Asian Challenge Cup de hockey sur glace à Abu Dhabi (mars), World Series de triathlon à Abu Dhabi, etc...

samedi 29 août 2015

Le chiffre du jour

17 000 000


Al Ahli, le principal club de foot de Dubaï, casse sa tirelire. Il va débourser 17 millions d'euros pour s'attacher les services de Moussa Sow. L'attaquant sénégalais va être libéré par Fenerbahce, son équipe actuelle en Turquie qui va toucher 16 millions. Moussa Sow, lui, va bénéficier d'une prime à la signature d'1 million supplémentaire, censée compenser les bonus auxquels il ne pourra prétendre puisqu'il quitte Istanbul. Selon la presse locale émirienne, c'est le plus gros transfert depuis que la ligue est devenue pro, en 2008.
Né à Mantes-la-Jolie, Sow avait explosé à Lille, devenant meilleur buteur de Ligue 1 en 2011 et filant à Fenerbahce en janvier 2012 pour 10 millions d'euros.


Il débarque aux Emirats dans le club champion en 2013-2014 et toujours en course en Ligue des champions d'Asie. Parce qu'il n'est pas qualifié, Sow ne pourra pas disputer le quart de finale retour face aux Iraniens de Téhéran, le 16 septembre. Mais il va sûrement croiser les doigts pour que ses nouveaux équipiers valident leur succès 1-0 obtenu à l'extérieur au match aller.

vendredi 28 août 2015

Vous reprendrez bien du nanar (n° 14)

Parce que c'est la rentrée et que certains vont vouloir se remettre au sport dans la foulée des Mondiaux de natation et d'athlé, de l'Euro de basket et du Mondial de rugby, j'ai sorti de ma besace un film faisant la promotion de l'homme et de l'effort. Et aussi du grand n'importe quoi, à mi-chemin entre Bloodsport et Flash Gordon !

Arena

Titre alternatif : Les gladiateurs du futur
Appellation d'origine contrôlée : USA-Italie 
Millésime : 1989
Eleveur : Peter Manoogian

Le mélange des genres est un... genre à part entière du nanar. Copier maladroitement un succès mondial pour gratter trois euros cinquante, à peu près tout le monde sait le faire.
Prendre un film de baston et tenter de le mixer avec une trame galactique, c'est une autre paire de manches. Beaucoup s'y sont essayés mais peu ont aussi nanardement réussi que Peter Manoogian.

Avec son mini-budget et ses sous-acteurs américains, son équipe technique et ses costumes italiens, le réalisateur de Territoire ennemi (avec Jan-Michel Vincent descendu de SuperCopter et Ray Parker Junior arrêtant de chanter Ghostbusters sur tous les tons) a tenté un drôle de cocktail qui a tourné au cocktail drôle. Avec quelques ingrédients simples, des idées piquées à droite et à gauche et un peu d'humour, Manoogian a rempli son contrat. Mais il n'y est pas parvenu tout seul. Il a bénéficié d'un sacré coup de main. D'un double coup de main, même.

Parce que la cote d'un nanar se mesure souvent à l'aune de la prestation de son méchant. Avec Arena, on est gâté, on en a deux. J'évacue volontairement la traîtresse qui met le héros dans son lit, non par vil sexisme mais justement parce qu'elle est une traîtresse à motivation pécuniaire. Etre méchant, c'est un état d'esprit. Le mal réside bien souvent dans le mâle. Arena nous offre le bonheur immense d'opposer à un blondinet vite vu, vite oublié deux figures tutélaires de vilains : la brute et le grimaçant.




La brute, c'est Horn, le champion de l'Arena, ce sport de combat à handicap où toutes les espèces de créatures de l'univers connu peuvent se foutre joyeusement sur la gueule.
Horn est un improbable croisement entre un taureau (horn signifie corne en anglais), une peluche mitée abandonnée vingt ans dans un placard et une boîte de conserve customisée.
Comme on l'imaginera sans peine, ses dialogues sont réduits à leur plus simple expression. Il est là pour cogner, pas pour épiloguer sur les décors pourris ou les trucages bas de gamme qui constellent le film. Michael Daek, qui se glisse dans le costume de la bête, est plus connu comme technicien des effets spéciaux et spécialiste des maquillages que comme acteur et ce n'est guère surprenant.



Par contre, côté jeu d'acteur, personnification de ces choses malveillantes qui sommeillent en nous et n'attendent qu'un déclic nanardophile pour éclater à la face du monde, Marc Alaimo se pose là. Il fait partie d'une obscure race de comédiens qu'on sait qu'on a déjà vu dans autre chose mais dont on ne retient jamais le nom. Il est un second couteau éternel, destiné à mettre en valeur le gentil de l'histoire et à (toujours) mourir et (souvent) dans d'atroces souffrances. Marc Alaimo, c'est des rôles de méchant dans une kyrielle de séries US comme ce n'est pas permis : Le juge et le pilote, Hooker, Rick Hunter, l'Agence tous risques, l'Homme qui tombe à pic, 21 Jump street, K2000, Chips, L'homme qui valait trois milliards, Kojak, Starsky et Hutch, etc. Il a tout fait, il est allé partout et on l'a oublié.
C'est pourquoi, quand Peter Manoogian, dont le titre de gloire jusque là se résumait à un poste d'assistant d'Abel Ferrara sur New York deux heures du matin, Marc Alaimo a décidé qu'il allait donner la pleine mesure de son talent. Il devient alors Rogor, le méchant qui se livre à un concours de grimaces que ne renierait pas Michel Leeb. Du coup, Rogor atteint un niveau de nanardise stratosphérique.





Mais le personnage de l'affreux manager prêt à tout pour qu'un alien à poils garde le titre suprême de roi du bourre-pifs astral n'en devient que plus intéressant. En tout cas, il évolue dix coudées au-dessus du fadasse Steve Armstrong, le héros joué par Paul Satterfield bientôt reconverti dans Amour, gloire et beauté.
Comme le manque de moyens financiers saute un peu aux yeux et parce que l'histoire est cousue de fil blanc (pour peu que vous ayez déjà vu Rocky et/ou Bloodsport), Rogor constitue l'un des intérêts principaux d'Arena. Il perdra son argent, sa maîtresse, son poulain, son honneur mais il conservera quoi qu'il arrive un incontestable potentiel d'estime.

Bonus

-Il y a plus d'un âne qui s'appelle Martin et il y a aussi plus d'un film qui s'appelle Arena. Au moins trois autres productions portent ainsi cette appellation :
     1.- Pam Grier est ainsi la co-vedette de The Arena, nanar tourné en Italie en 1974 et évoquant les exploits physiques des gladiatrices de l'Empire romain ;
     2.- The Arena est également un film russe de 2001 mettant en valeur les formes huilées des ex-Playmates Karen McDougal et Lisa Dergal ;
     3.- Arena est sorti dix ans plus tard avec Samuel L. Jackson dans le rôle du méchant producteur d'un jeu de la mort sur Internet. Je l'ai vu et je vous donne mon avis : nul.

-Quand on conçoit une jaquette sans voir le film, voici ce qui arrive : la version VHS d'Arena vante ainsi les mérites de « combats sanglants entre humains et droïdes. » Or, il n'y a guère de sang, vu que le but est de faire sortir son adversaire de la zone de combat, et il y a encore moins de droïdes, puisque les combattants sont les habitants des différents coins et recoins de l'univers.

-Jade, la blonde traîtresse à la solde de Rogor, ne fait pas que séduire le gentillet Steve Armstrong, elle chante aussi. Et c'est ainsi que l'actrice Shari Shattuck se retrouve à interpréter Living in the galaxy et I love the Barbarian sur la bande originale d'Arena.







Quelques affiches :







Et, la semaine prochaine, Vous reprendrez bien du nanar vous proposera :


mercredi 26 août 2015

Thomas Masson gagne au change

Dans l'hypothèse a priori farfelue où on vous proposerait de disputer un championnat d'Europe de boxe, vous choisiriez laquelle de ces deux options : 

Aller en Angleterre affronter l'invaincu tenant du titre qui s'échauffe pour un championnat du monde ou alors recevoir un Hispano-roumain de 37 ans qui compte un tiers de défaites à son palmarès ?

Thomas Masson, lui, n'a même pas besoin de choisir. Il a juste de la chance, ou plutôt, il bénéficie d'un concours de circonstances qui ne se révélera pourtant vraiment favorable que s'il s'impose sur le ring dans une quinzaine de jours. En effet, l'Arrageois de l'USO Bruay, quadruple champion de France professionnel des poids mouche, aura bien droit à son championnat d'Europe mais après un cascade de rebondissements dignes des Feux de l'amour.
Au départ, avec une offre de 33 785 euros contre 25 000 selon le site BoxingScene, le club bruaysien avait remporté les enchères aux dépens de l'encadrement de Kevin Satchell, le champion d'Europe britannique. Prévu début juillet, le combat avait été déprogrammé et carrément délocalisé en Angleterre par des instances européennes refusant le report demandé par les Artésiens. Seulement, les Anglais n'ont, de leur côté, pas pu mettre Satchell-Masson au programme de leur gala du 24 juillet puisque le champion a été déclaré blessé.
Du coup, l'EBU (European Boxing Union, la fédération européenne) a remis un coup de vapeur de l'autre côté et redonné le combat aux Bruaysiens. Lesquels ont donc obtenu la date qu'ils souhaitaient, soit le 12 septembre. Mais ce sera sans Kevin Satchell. Les Anglais n'ont jamais signé le nouveau contrat et le champion d'Europe a été destitué. Pour effacer sa déception, Kevin Satchell va pouvoir se consacrer à la chance mondiale que ne devrait pas tarder à lui trouver son promoteur, le célèbre Frank Warren.


Quant à Thomas Masson, il va donc se colleter Silvio Olteanu, né en Roumanie en janvier 1978 et passé pro en Espagne sur le tard, à 26 ans. Dix piges plus tard, il a affronté pas mal des cadors européens de la catégorie (dont des Français comme le Mazingarbois double champion de l'Union européenne Alain Bonnel, ainsi que Bernard Inom).
Avec 15 victoires pour 7 défaites et 1 nul, Olteanu a déjà participé à 4 championnats d'Europe et, ce qui devrait la puce à l'oreille de Thomas Masson s'il en était besoin, il n'en a perdu aucun. Il a commencé par un match nul face à Yanchy avant d'enchaîner par trois succès : contre le même Hispano-Bélarus, puis face aux Italiens Lagana et Sarritzu, en 2011 et 2012.
C'est quand il est monté d'un cran qu'Olteanu a trouvé plus fort que lui. On était alors sur des championnats du monde WBA ou WBC, voire sur un titre international IBF. Cela donne une idée de l'expérience et des capacités de l'adversaire de Thomas Masson.

Mais que l'excellent numéro un français (13 victoires, 3 défaites, 1 nul) ne s'y trompe pas : lui aussi a des arguments à faire valoir. A chaque sortie, il est apparu plus fort, plus confiant, plus précis. Cette chance européenne est arrivée logiquement, au bout d'un processus maîtrisé comme l'a déjà fait le coach bruaysien Joël Legrand quand il était dans le coin de Guillaume Salingue.

Boxer à domicile sera un atout supplémentaire dans la manche de Thomas Masson, autant que le fait que le titre soit officiellement vacant. Quand on est challenger et qu'on doit faire chuter le champion, il faut faire tout le combat en marche avant, en prenant des risques et en ayant besoin d'un succès indéniable, sinon la couronne ne change pas de crâne.
Là, avec deux hommes à égalité, devant tous deux faire la décision, les chances de Thomas Masson ont sérieusement grimpé par rapport à un combat face à Satchell à Londres. C'est toujours ça de pris.

Le retour des nanars : jour J moins 2

Plus que deux jours avant le retour de la rubrique cinéma dont le titre parfaitement alimentaire pourrait faire croire que cela met du beurre dans les épinards alors qu'il s'agit simplement d'un petit potager personnel à vocation non vivrière : Vous reprendrez bien du nanar va attaquer sa deuxième saison ce vendredi 29 août, puisque ça tombe un vendredi, non pas le jour du poisson mais celui du nanar hebdomadaire.
Durant cet été hexagonal, j'ai laissé germer quelques friandises et mariner plusieurs gourmandises afin d'alimenter une rubrique à l'audience croissante. Encore deux jours à patienter, mais je m'en voudrais de vous laisser l'eau à la bouche de la sorte.
Voici donc en avant-première une affiche du numéro 14 de Vous reprendrez bien du nanar. Et, franchement, c'est du tout bon !


Rendez-vous donc vendredi pour Arena, film de baston-science-fiction en costumes avec des méchants d'opérette et d'anthologie.