mardi 3 mars 2015

Le vrai-faux retour de Marion Bartoli ?

C'est le principe des réseaux sociaux, caisses de résonance des états d'âme de Monsieur Tout-le-monde et aussi de Madame Souvenez-vous-j-ai-gagné-Wimbledon-un-jour. Ce mardi, la France du sport s'interroge sur ce tweet de Marion Bartoli en forme de sondage : revenir ou ne pas revenir au tennis ? Là est la question, aurait dit Hamlet s'il avait connu Roland Garros.


Plutôt pour...
Donc, une ancienne vedette se tâte pour reprendre le collier. Après tout, elle a pris sa retraite à l'été 2013 avant d'avoir fêté ses 29 ans et le tennis féminin n'a pas franchement changé depuis son arrêt. D'autres ont dit adieu, puis sont revenues quand même, à l'image de Martina Hingis qui s'amuse aujourd'hui à gagner des tournois en double et pourrait être rappelée par la Suisse pour la Fed Cup. Sur le circuit WTA, les noms qui reviennent sont toujours les mêmes et, en son temps, tout en étant une joueuse quelconque, Marion Bartoli était numéro un française et membre du Top 20 mondial. Il y a de l'espoir, donc.
Plutôt contre...
C'est sûr que commenter les Internationaux de France pour la télé française ou bosser comme mannequin au salon du chocolat (authentique !), voire inspirer Nicolas Sarkozy pour son retour en politique (d'après des indiscrétions parues dans Le Point à l'automne dernier), ça va cinq minutes mais c'est vrai que ça fait juste pour meubler les journées. Pendant ce temps-là, le tennis féminin n'a pas attendu. Simona Halep, dernière vainqueur en date de la diva du Puy-en-Velay, a gagné 9 titres en 2013 et 2014, joué une finale sur la terre battue de la Porte d'Auteuil et une demi-finale sur le gazon londonien, pour atteindre la deuxième place mondiale. Alors, les conflits existentiels de Bartoli... Finalement, c'est à se demander : à qui Marion Bartoli manque-t-elle sinon à elle-même ?
D'où des questions...
Pour envisager sérieusement de se remettre au tennis comme d'autres se remettent au point de croix, encore faut-il la condition physique, d'une part, et les ressources mentales, de l'autre.
Le premier point, objet de railleries envers une corpulence rarement vue à haut niveau sinon sur le circuit professionnel de golf, avait justifié sa mise à la retraite anticipée.
Le second est lié à une évidente lassitude après des années à se traîner sur les tournois de tous les continents, à se fâcher avec la moitié de la planète tennis, à se séparer et se rabibocher avec son entraîneur de père, à bouder les sélections en équipe de France.
Et maintenant ?
L'appel du pied est à double tranchant : si le public mord (et cet article est une preuve qu'un certain public peut croquer l'hameçon), le tapis rouge se déroulera, les sponsors sortiront à nouveau du bois et Marion Bartoli pourra préparer aussi bien son retour sur les terrains que son passage chez Drucker. Si le coup de semonce reste sans écho, Marion Bartoli prendra un bon revers lifté à son orgueil et regrettera sûrement et amèrement de ne pas avoir procédé à son annonce un 1er avril.
La piste Abu Dhabi
Mais il y a sûrement un entre-deux, une façon de concilier un sport qu'on aime et d'être aimée par ceux qui aiment le même sport. C'est la piste Abu Dhabi. Marion Bartoli est attendue dans la capitale des Emirats arabes unis le 12 mars pour un tournoi-exhibition dénommé "Tennis at the Palace". Dans une ambiance de garden party, où la fine fleur de l'expatriation mondiale mange des boudoirs en buvant du Moët-et-Chandon millésimé, Marion Bartoli viendra prendre un chèque. Et il devrait être joli, parce qu'à titre d'information, le prix des places pour cet événement sportivo-mondain va de 1500 à 1950 dirhams émiriens, ce qui fait de 364 à 475 euros !!!

dimanche 1 mars 2015

RIP

Dans quelques instants, à 5 000 kilomètres de mon nouveau chez moi, un match de rugby entre Arras et Dijon va commencer par une minute de silence. Elle rendra hommage au père de l'historique pilier arrageois Sébastien "Babasse" Kot, ainsi qu'à Alexis Kosmalski, décédé mercredi. C'est une photo de lui qui illustre cet article.
Certains trouveront peut-être que ça fait bizarre de mettre l'image d'un gars qui sourit pour évoquer un décès, mais je n'ai pas de photos d'Alexis Kosmalski faisant la gueule. J'en ai où il a l'air concentré, une où il porte un bonnet sang et or avant un quart de finale de Fédérale 2 contre Suresnes, une autre encore où il suit des yeux la tôle que ses réservistes arrageois 2007-2008 sont en train de mettre à Blois. Mais pas de photos où il fait une tronche de six pieds de long.
Alexis Kosmalski avait 35 ans, était professeur d'EPS dans un collège de Carvin. Il était donc passé comme entraîneur au RCA, il avait aussi joué à l'Ovale du Gy, chez le voisin duisanais. Et même si on n'était pas intimes, je garde le souvenir d'un type souriant. RIP, Alexis, et toutes mes condoléances à sa femme, à leurs deux enfants, et à sa famille.

Une cérémonie religieuse aura lieu demain lundi, à 15 h, à Ransart, près d'Arras.

vendredi 27 février 2015

L'équipe de France de canoë en photos

Le groupe sprint du collectif masculin "équipe de France" de course en ligne est à Abu Dhabi pour encore huit jours. Ayant eu la chance de partager un de leurs entraînements sur le site de Yas Island, j'ai pu rédiger plusieurs articles pour la presse quotidienne régionale métropolitaine (La Voix du Nord, éditions Arras et Boulogne, Ouest France et Paris Normandie). Je profite également de mon privilège de reporter installé aux Emirats arabes unis pour proposer une galerie photos de cette sortie avec Sébastien Jouve, Thomas Simart, Mathieu Goubel, Maxime Beaumont, Romain Beugnet, William Tchamba, ainsi que les entraîneurs Anthony Soyez et François During.

















jeudi 26 février 2015

Thomas Simart : "Je me remets sur les bons rails"

Vice-champion du monde sur 200 m en 2010 alors qu'il n'avait pas encore 23 ans, Thomas Simart a accumulé pas mal de déboires et de blessures depuis. Au point d'avoir besoin d'une vraie coupure, l'été dernier. Mais aujourd'hui, revoilà le sociétaire de Saint-Laurent-Blangy plus motivé que jamais, comme il l'a confié en marge du stage de l'équipe de France de course en ligne à Abu Dhabi.


Thomas, comment te sens-tu en ce début de saison et alors que la préparation bat son plein ici, aux Emirats, depuis dix jours ?
- "Avec mon break estival, j'ai tout mis à plat et j'ai pas mal travaillé avec Cécilia Delage, ma préparatrice mentale. Je suis aussi parti en vacances pour la première fois depuis 10 ans ! Maintenant, je me remets sur les bons rails."

Et physiquement ?
- "J'ai profité de cette coupure pour soigner tous les pépins, que ce soit au niveau du coude, des dents, d'une tendinite. J'ai fait tout ce qu'il fallait pour être prêt, même si je ne peux pas encore faire le bourrin !"

La tentation est pourtant grande, j'imagine, avec les gaillards que tu côtoies à l'entraînement ici, comme Mathieu Goubel par exemple ?
- "Il y a surtout l'adversité qu'on a au club, avec des gars qui montent en puissance. A l'ASL, ça tourne bien, il y a pas mal d'émulation et, forcément, j'ai envie d'aller les chercher. Mais je ne veux pas faire n'importe quoi non plus."

Le "Clébard" se serait-il assagi ?
- "En tout cas, je vois les choses différemment désormais. Je me prends sans doute aussi moins la tête. Si j'ai repris progressivement, c'est parce que je veux pas être grillé en deux mois. Et puis, je suis bien content d'être à Abu Dhabi, surtout après le stage de ski de fond, la neige, le froid..."

Tes impressions justement sur la capitale des Emirats arabes unis ?
- "Je ne m'attendais pas à ça ! En tout cas, peut-être pas aussi grand, aussi démesuré. Rien que la Porsche en or qui est exposée dans l'aéroport et qu'on peut gagner grâce à une tombola, c'est incroyable ! On est aussi allé courir sur le circuit de Formule 1 (ouvert gratuitement aux adeptes du footing et aux cyclistes chaque mardi, NDLR) et c'était génial. Quant aux conditions, elles sont top, à l'image du bassin. Il y a un petit courant, mais ce n'est pas gênant, ça change juste les appuis. On est vraiment bien. Il n'y a pas photo, je pense, entre trois semaines ici et trois semaines au Maroc, aussi bien pour l'entraînement que pour l'hébergement."

Et côté objectif, ce sont toujours les JO qui sont dans ta ligne de mire ?
"Le premier objectif, c'est d'abord d'être sélectionné en équipe de France (lors des piges nationales qui auront lieu en avril, NDLR). On sait que tous les ans, il faut en passer par là. Ensuite, il faudra aller aux Mondiaux et décrocher un quota olympique sur 200 m."

2015 prévoit aussi des championnats d'Europe, des manches de coupe du monde et, nouveauté, les Jeux européens. Trouves-tu que cela fasse beaucoup ?
"Non. Il vaut mieux faire des courses de très haut niveau, comme des coupes du monde ou des championnats d'Europe. Dans notre sport, plus on va avancer dans la saison, plus les réglages vont être fins, comme de savoir si on modifie la position du pouce d'un demi-centimètre."

PROPOS RECUEILLIS PAR VINCENT LE GALLOIS 

Rugby et musique

En ce jour J moins 2 de la confrontation franco-galloise dans le cadre du tournoi des VI Nations de rugby, devinez quelle équipe supporte Phil Campbell, le guitariste de Motörhead, le plus grand groupe de métal du monde...