lundi 20 octobre 2014

Les VII de France vont devoir s'accrocher

Les poules du prochain Dubaï Sevens, événement majeur du rugby à VII, ont été dévoilés par l'IRB.
Du côté de l'équipe de France masculine, si elle évite l'Angleterre et l'Australie qui seront ensemble dans le groupe B, elle aura quand même du lourd au menu. Ses adversaires seront le Brésil, un nouveau venu dans le circuit qui prépare ses JO et l'arrivée du VII au programe olympique, ainsi que les Pumas argentins et surtout les Fidji, vainqueurs à Dubaï l'an dernier et victorieux de la première étape 2014-2015 des Sevens World Series.

Chez les filles où on jouera aussi pour marquer des points en vue d'un ticket pour Rio 2016, les Bleues n'auront pas droit aux intraitables Néo-Zélandaises (ouf !) mais devront se coltiner les Australiennes et les Sud-Africaines en plus de l'Espagne. Voilà qui ne sera pas coton non plus.
Coup d'envoi de la compétition le 4 décembre à Dubaï.

Les trois raisons qui ont fait du GFC de Dubaï une mascarade

J'étais tout content jeudi soir d'avoir arraché de haute lutte mon accréditation pour le GFC 4, le Global Fighting Championship, une organisation de sports de combat qui a fait son trou à Dubaï et ambitionne un rayonnement mondial. Sauf que j'ai constaté sur place que ce GFC, c'est plutôt la grenouille qui voulait être aussi grosse que le boeuf.
Retour en trois points sur une soirée qui ne restera pas dans les mémoires pour de bonnes raisons.

1.- Une communication de crise désastreuse
J'en ai déjà parlé ici : l'annonce de l'annulation du combat vedette entre Badr Hari et Patrice Quarteron a été particulièrement mal gérée. C'est un combattant, en l'occurrence Quarteron lui-même, qui a levé le lièvre le mardi soir. Aucune confirmation officielle n'est venue avant un communiqué vidéo de Badr Hari et Prince Amir, le patron de l'organisation, quasiment 24 heures plus tard, soit aussi 24 heures avant le début de la soirée. Quant aux raisons, il faut s'accrocher pour les comprendre et se pincer pour les accepter. Patrice Quarteron ne serait pas professionnel ? Qu'a-t-il fait de pire ou de mieux que d'habitude avant ce combat à Dubaï ? Réponse: rien. Il a fait du Quarteron. Et si Hari, son staff et le GFC voulaient prendre ce prétexte pour annuler, ils pouvaient le faire deux mois avant l'échéance. Ils ne s'en sortent pas grandis, surtout avec la confirmation de la volonté des Néerlandais de payer pour reporter le combat en juin au Maroc.

2.- Un plateau médiocre
Hari, Quarteron, Samedov : sur une affiche, il faut avouer que ça a de la gueule quand on aime les disciplines pieds-poings. Mais quand le premier affronte un rigolo et gagne en un coup de poing, quand le deuxième est écarté la veille du gala, il ne reste que le troisième pour tenir son rang. Et Zabit Samedov a sauvé les meubles, d'autant que son adversaire iranien lui a posé des problèmes.
Pour le reste, le tournoi poids-lourds à quatre combattants était d'un faible niveau. Le combattant le plus technique, le Néerlando-Sénégalais Chambert-Tevette, a perdu en finale, au profit d'un rentre-dedans de 150 kilos qui a dû mettre deux low-kicks en autant de combats.
Petites satisfactions dans la grisaille ambiante, le Thaïlandais Srikam, pas tellement pour son titre "WBC international de Dubaï" (ce qui ne veut rien dire, je vous l'accorde) mais plus pour son style, sa technique et son coup d'oeil, ainsi que le Kiwi Luke Jumeau, vainqueur de l'un des deux combats de MMA du programme avec une évidente maîtrise. Bref, on voit largement mieux dans pas mal de galas français.

3.- Une organisation minable
Je m'adresse ici à Rodolphe Tréfier (full-contact, Saint-Venant), Thierry Tavernier (full-contact, Wattrelos), Jacques Aspeel (full-contact, Roubaix), Jean-Marie Thomas (boxe, Beuvry), Nicolas Herbaut (full-contact, Brebières), Grégory Maakaci (muaythaï, Arras), Thierry Jacob (boxe, Calais) : messieurs les organisateurs de galas du Nord - Pas-de-Calais, vous n'avez aucunement à rougir à côté du GFC. Certes, l'organisation dubaïote a de l'argent à gogo (210 000 euros pour le vainqueur du tournoi à 4 quand même...), une chaîne de télé nationale en direct, de la publicité à foison, une trentaine d'hôtesses, des canapés pour les VIP, mais personne ne sait rien et c'est le bordel permanent, excusez-moi du terme, autour du ring.
Les entraîneurs étaient ainsi empêchés de rester dans le coin de leurs combattants. Je n'avais jamais vu ça : obliger un coach à s'asseoir à trois mètres du ring pour passer ses consignes et, en plus, lui coller un agent de sécurité pour bien surveiller qu'il ne bouge pas.
Autre exemple : après la "victoire" de Badr Hari, les espaces réservées autour du ring ont été envahis par les enthousiastes supporters du Marocain. Niveau sécurité, zéro pointé.
Et puis, je ne peux passer sous silence le traitement infligé aux journalistes : pas de tables et même pas de chaises ! En plus de ne pas pouvoir s'asseoir, on n'avait pas non plus le droit de rester debout... Je ne comprenais pas pourquoi plusieurs titres majeurs de la presse écrite émirienne (The National et Sport360 notamment) étaient absents : ils ont dû venir au GFC 3 et ils ont compris. Quant au collègue de Gulf News qui était aussi furax que moi, quand il a su que j'étais Français, il m'a dit sa reconnaissance. En effet, il était envoyé spécial en Normandie pour les Jeux équestres mondiaux et il trouvait génial d'avoir un chauffeur et une navette pour l'emmener de son hôtel aux lieux des compétition. Là, on n'avait même pas une bouteille d'eau et je ne vous parle pas d'une éventuelle conférence de presse d'après-combat, ce serait insultant.
Et tant qu'à tout dire, je balance : le GFC oblige les journalistes accrédités à fournir leurs textes pour approbation avant parution. Comme j'avais une commande (trois pages à lire dans la prochaine livraison du magazine Karaté Bushido), j'ai obtempéré. Mais je peux vous dire que j'ai envoyé mon papier sans retouches (titré "Le grand bluff") et en français, histoire de les occuper cinq minutes. Mais je n'ai bizarrement pas eu de nouvelles...

dimanche 19 octobre 2014

L'avenir de la presse écrite

Oui, la presse écrite a un avenir. Pendant que de défaitistes journalistes quittent les moelleuses moquettes de la rédaction de leur quotidien national de gauchistes parisianistes désabusés, d'autres courageux défenseurs de la plume et du verbe continuent le combat.
Là où Libération brandissait comme un étendard le refus de tout compromis, de tout changement, de toute réforme, là où ce titre d'anciens maoïstes se targuait de n'être point une marque que l'on décline en café ou en restaurant, ses courageux homologues de l'autre côté de l'échiquier politique et journalistique vivent avec leur temps.
Ainsi, le Figaro a entamé une ambitieuse politique de franchise dont un premier exemple a été dégoté par notre reporter au pays de l'or noir, aux Emirats arabes unis et plus précisément dans leur capitale dénommée Abu Dhabi.
Et pour deux calzones achetées, la compilation des meilleurs dessins de Jacques Faizant période Pompidou ou le CD audio de Laurent Gerra imitant Patrick Buisson !



Bien évidemment, c'était pour rire. Je soutiens les collègues de Libération qui traversent une période difficile, comme d'autres quotidiens nationaux (l'Equipe, le Canard enchaîné, etc.).

Arras FCF au bord du vide

Dans leur dernière livraison de "100% Sport", mes compères Michaël Mathon et Christophe Humetz ont évoqué la situation difficile, voire carrément délicate, d'Arras en Division 1 féminine. Ce n'est pas pour s'en vanter, mais si le club arrageois en est là aujourd'hui, ce n'est pas faute pour notre trio d'avoir tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois et même plusieurs années.
Arras FCF avant-dernier de D1 avec déjà 17 buts encaissés en n'ayant affronté que le PSG comme cador, on ne peut pas dire que ce soit fête tous les week-ends. Et il y a peu de chances que la série s'interrompe aujourd'hui avec la venue de Montpellier qui doit absolument rester au contact du groupe de tête et notamment de Guingamp. Mais pour des Héraultaises qui ont gagné 4-0 à Saint-Etienne qu'Arras s'est révélé incapable de battre à Degouve, s'imposer dans le Pas-de-Calais relève de l'évidence comptable, mais sans doute pas sportive, quoique.
Arras FCF paye aujourd'hui une accumulation d'erreurs stratégiques, de mauvais choix, que les méchants représentants de la presse ont pointés non pas pour "tailler" gratuitement le club mais pour indiquer qu'il se dirigeait vers le précipice. Et aujourd'hui, Arras est au bord du vide. Je veux bien qu'il y ait plus gros, plus riche, mieux équipé, mieux installé, mais avec 300 000 euros, on doit pouvoir bâtir une équipe compétitive. Pas géniale ni flambloyante, mais une équipe qui donne l'impression qu'elle peut faire quelque chose de cohérent.

Gâchis


Cette formation qui bénéficiait, il y a encore deux saisons et demie, d'une cote de popularité née de son parcours en D2 et en Coupe de France n'inspire plus désormais que l'ennui et la morosité. Claude Rioust, arrivé à Arras surtout parce qu'il était le seul coach diplômé à accepter les 624 euros de salaire mensuel, a eu du temps mais n'en a rien fait. Il a continué à aligner des filles qui n'avaient pas le niveau de la Première division, comme Marie Gosse ou Julie Caillierez. Certes, elles avaient rendu des services par le passé; certes, Marie Gosse brillait en D2 et Julie Caillierez était la caution "pure Arrageoise" de l'effectif, mais, à un moment, il faut savoir si on est pro ou si on reste amateur.
Pendant qu'Arras bricolait, les autres clubs choisissaient la professionnalisation. C'est peut-être un gros mot dans le monde du foot féminin, comme ce le fut dans le rugby masculin dans les années 1990, mais les autres n'ont pas attendu Arras. Saint-Brieuc a rejoint l'En Avant Guingamp, embauché Sarah M'Barek et commence à en récolter les fruits ; Lyon, Montpellier, le PSG, Saint-Etienne et maintenant Algrange intégré au FC Metz. Soit près de la moitié des formations de D1 rattachées à une structure de Ligue 1 ou Ligue 2. Pendant ce temps, Arras signe une convention avec le RC Lens pour le médecin et l'utilisation des synthés l'hiver. Comprend qui peut...

Et puis, il y a la question, ô combien épineuse, du recrutement. Le staff, dont René Devienne envoyé en première ligne au micro de Planète FM, soutient qu'il a fait avec les moyens dont on l'a gratifié. Autrement dit, des nèfles. Parce que récupérer quatre reléguées d'Hénin, ce n'est pas du recrutement, c'est du parachutage.
Par contre, dans l'autre sens, c'est parti à pleins wagons. Pour aller en D2 majoritairement. On pourra ainsi regretter que l'ex-Gravelinoise Justine Dubois, injustement barrée par Gosse et Caillierez, n'ait jamais eu sa chance, pas plus que l'ancienne avant-centre de Soyaux Lauren Elwis, qui avait besoin d'autre chose que du système Rioust à zéro attaquante pour juste jouer. Le cas Emylie Girard était et restera particulier, puisque, quand la Canadienne n'était pas blessée, elle était suspendue. Aminata Diallo a bien fait de partir à Guingamp, alors que garder Leïla Iloudje pour laisser partir Caroline Gracial à Templemars me laisse plus que perplexe.
Enfin, tout ça pour dire que le foot féminin a sa place à Arras mais qu'il serait temps que lui-même en prenne conscience et propose autre chose, en termes de direction, de stratégie et de jeu. Allez, bon match cet après-midi à Degouve. 

Un Bangladais au royaume des Harley

Il s'appelle Mohammed Forkan Ullah, a 27 ans et était heureux comme un gosse ce week-end. Livreur de journaux pour Gulf News, l'un des quotidiens en langue anglaise des Emirats arabes unis, il a quelque peu stoppé sa tournée vendredi matin pour apprécier le rassemblement de Harley-Davidson sur lequel il était tombé par hasard.
Comme cette concentration se passait au pied de mon immeuble, je suis descendu aussi et j'ai donc discuté avec ce souriant Bengladais qui a fait son choix, avant de repartir sur sa japonaise quelque peu fatiguée.
J'ai fait quelques photos que voici. Une sympathique rencontre en tout cas. Et Mohamed a dû apprécier aussi, parce que, depuis deux jours, j'ai le journal gratis devant ma porte !

Décosse : "It's good to be number 1"

Last Thursday, Lucie Décosse went to Paris Sorbonne University in Abu Dhabi for a lecture about sport, management and so on. A lecture almost 100 per cent in English, with her agent Kalem Mauvois.
So I kept the Frenchwoman words and made an article with the best parts of London 2012 gold medalist and three-time judo world champion's conference, in order to let you see that I can also work in David Beckham's language.

Sorbonne
Lucie Décosse: "I'm very impressed to be here. I live in Paris but I have never been at la Sorbonne in Paris. So, in Abu Dhabi, it's impressive for me !"

Beginnings
LD: "My first teacher, in a little club, was a woman. Judo has many values : respect the senseï, the master, respect the opponent, respect everybody. When I was 16, I didn't think I will become what I am now. But at 19, when I won the junior world championship, I knew I will have to go on to become world champion (in senior category, NDLR)."

Motivation
LD: "After my first world title in 2005, I got more pressure. In every competition, I was the favourite and it became more difficult for me, but I liked that ! The Olympics in Beijing in 2008 were my only goal and I lost the final against a Japanese opponent. Everybody was happy for me with that medal, although, for me, it was a failure. In judo, if you don't win the Olympics, even if you become world champion twice or three times, you are not the best. It's the way it is, I mean in France."

Management
LD: "Before London, I added my own system beside the federal system. I took a manager, a physical trainer. Taking people from outside the INSEP was the best for me. Judo is an individual sport but you can't win alone : that's what I learned from my defeat in Beijing. In sports, you can win once, but the hardest is to win many times. Your opponents want to kill you ! But it's very good to be number one. I fear losses, I feel pressure and I keep on winning. Judo brought me self-confidence. When I was younger, I was shy, I refused to fight. Now, it's over ! I feel this self-confidence in the rest of my life. My judo career built my personality, my mind. Now, I'm proud of my achievement."

MMA
Answering a question about these judokas, as Olympics medalist Rhonda Rousey, joining MMA : "In the USA, it's a different logic : you want to be rich. I fought Rhonda Rousey (in judo, NDLR). Maybe she wanted to try other things, but MMA is a more agressive sport. In judo, she was nobody, with little money. Now, she's famous, she's rich and she's an actress also. But for me, the most important is to be good in the mind."


L'image du week-end


Le cogneur, c'est Samba Chambert-Tevette, un Sénégalais d'origine installé aux Pays-Bas ; le cogné qui perd son protège-dents sous l'impact, c'est Mohamed Karim, un Egyptien surnommé Hulk. Le lieu, c'est le Dubaï Tennis Stadium. L'événement, c'est le Global Fighting Championship, la pire organisation que j'aie jamais vu. Mais j'y reviendrai.

Al Wahda, leader contrarié


Ce dimanche matin, Adil Hermach et ses équipiers d'Al Wahda sont toujours les leaders invaincus de l'Arabian Gulf League, le championnat des Emirats arabes unis dont on jouait la sixième journée. Mais l'ancien Lensois et ses partenaires ont eu quelques frayeurs, hier soir. Ils ont concédé le nul à domicile (2-2) face à Al Wasl, un mal classé qui s'est un peu refait la cerise cette semaine avec son changement d'entraîneur.
Mais l'arrivée de Gabriel Calderon sur le banc n'a pas résolu tous les problèmes d'une équipe dubaïote qui aurait parfaitement pu perdre. Al Wahda, nettement meilleur dans le jeu et supérieur dans la possession du ballon, a ainsi tiré à deux reprises sur les montants, tandis que le second but d'Al Wasl est venu d'une erreur grossière d'un joueur d'Al Wahda, plus précisément d'une faute technique improbable de Khalid Jalal. Je m'explique : quand on est milieu de terrain et qu'on ne sait pas faire un contrôle de la poitrine, on s'abstient. Parce que sinon, ça devient un ballon perdu et aussi un ballon de contre mis à profit par l'adversaire pour mettre Caio sur orbite. Grâce à son meilleur Brésilien, Al Wasl menait ainsi 2-1 à la 69e.

Caio (Al Wasl) et Hermach (Al Wahda), les deux meilleurs joueurs sur le terrain hier soir

Sur son terrain, Al Whada se devait de réagir en patron et Adil Hermach, très bon en régulateur du jeu de l'équipe d'Abu Dhabi, s'y employa. Les locaux poussèrent encore, Al Wasl tangua, Gabi Calderon se fit expulser à un quart d'heure de la fin et c'est un autre Argentin qui conclut le spectacle.
Damian Diaz, milieu d'Al Wahda, appela une combinaison sur coup franc et ce fut une superbe leçon de tableau noir appliqué au rectange vert : ouverture impeccable au deuxième poteau pour Sebastian Tagliabue, qui remet de la tête au premier poteau vers Amer Omar, démarqué au premier. Impeccable et donc égalisation d'Al Wahda, qui vendangea encore quelques occasions, notamment par l'une des stars émiriennes, Ismael Matar, franchement pas dans l'allure.

Tour d'horizon
Du côté des autres cadors de l'AGL, Al Jazira a subi sa première défaite de la saison. Les hommes d'Eric Gerets ont été battus sur le terrain du champion en titre, Al Ahli. Mais ils ont surtout encore pris une rafale de buts (4-2) et, cette fois, Vucinic n'a pas pu en marquer autant que l'adversaire.
Al Jazira partage donc la deuxième place avec Al Ahli et Al Nasr, qui a battu le promu Fujairah 5-1 avec un triplé de l'ancien Monégasque Ibrahima Touré. Et ce jeudi, il y a Al Jazira - Al Nasr...
En quatrième position, on retrouve Al Ain à deux longueurs mais avec deux matches en moins. Le demi-finaliste de la Ligue des champions a infligé à Al Dhafra sa première défaite de la saison (3-1) grâce notamment à un nouveau but du Français Jirès Kembo. Et dans la série des anciens de Ligue 1 bien connus en Bretagne, revoilà Bakari Koné !
L'ex-Lorientais a été rappelé par Ajman, suite à la blessure de longue durée de l'ancien Marseillais Karim Ziani. Et Ajman a décroché sa toute première victoire de la saison, qui plus est à l'extérieur (3-2 à Kalba, promu et lanterne rouge).

mercredi 15 octobre 2014

Lu jusqu'à Auxerre


Et qui c'est qui fait la Une de l'Yonne républicaine ce matin, en prenant plus de place que l'équipe de France ? C'est Dominique Cuperly interviewé par votre serviteur, désormais journaliste indépendant à la recherche de piges un peu partout pour alimenter la presse française en histoires émiriennes.
Ancienne figure de l'AJ Auxerre, ex-coach adjoint à Lyon, à Lens, à Tottenham ou encore à Marseille, "Cup" est arrivé à Al Jazira en provenance du Qatar. De quoi avoir un avis sur le foot dans le Golfe.

Là, ça sent le roussi...

Patrice Quarteron l'annonce ce matin : son combat contre Badr Hari n'aura pas lieu demain soir à Dubaï dans le cadre du GFC 4. Un coup dur pour les amateurs de boxes pieds-poings, qui attendaient depuis des plombes que ces deux-là s'expliquent sur un ring, ainsi que pour les organisateurs émiriens qui n'ont plus de tête d'affiche. Ils doivent être dans une telle panade qu'ils sont injoignables, aussi bien par mail que par téléphone. Le Français, pour sa part, a eu recours aux réseaux sociaux pour faire circuler l'information.



Pour Patrice Quarteron, il n'y a aucun mystère quant au responsable de tout ce foutoir : c'est Badr Hari. Absent de la conférence de presse officielle hier mais tout content de se prendre en photo dans un restaurant dubaïote dans la soirée, le Néerlandais aurait donc renoncé à affronter le Français. Je conserve le conditionnel car, avec ce genre d'organisations, il ne faut jamais jurer de rien. Quarteron joue en tout cas sur du velours car les différents événements survenus ces derniers jours lui donnent raison quant à la volonté délibérée du camp batave de déplacer ce combat en juin prochain à Marrakech et de mettre les moyens, y compris financiers, pour y parvenir.
Mais pas sûr que Golden Cage, la société qui organise cette quatrième édition du Global Fighting Championship, l'entende de cette oreille. Les Emiriens viennent de perdre le grand combat de leur soirée et, même s'il reste quelques bons combattants au programme, il semble difficile de pouvoir se sortir de cette situation avec les honneurs.
Selon Patrice Quarteron, Badr Hari veut boxer mais pas contre lui. Le GFC mettrait donc les deux hommes au programme contre d'autres adversaires déjà présents sur place, quitte à bouleverser la carte ? Possible après tout. Une confrontation entre Patrice Quarteron et Zabit Samedov, le dernier vainqueur de Badr Hari justement, aurait aussi de l'allure. Ou alors sortir le vétéran Melvin Manhoef du tournoi poids-lourds pour le mettre en tête d'affiche contre Hari pour un duel 100% "Oranje".
Avec le clan Hari et Golden Cage demeurant muets, on en est réduit aux conjectures, ce qui est quand même un comble. Assister à ce genre de choses dans un gala régional, c'est déjà arrivé et cela se produira encore. Mais vivre un tel feuilleton quand, comme le GFC, on a l'ambition de devenir un acteur majeur des sports de combat, cela prend une tout autre proportion.
A suivre...