samedi 26 juillet 2014

Un peu de boxe(s)

- Thomas Masson va devoir regarder vers le nord. C'est en effet la ville de Liverpool qui est pressentie pour accueillir le championnat d'Europe des poids mouche entre Valery Yanchi, le tenant du titre, et Kevin Satchell, son challenger officiel. Le camp anglais, emmené par le fameux promoteur Frank Warren, a remporté les enchères et donc le droit d'organiser ce combat dont le vainqueur devrait affronter l'Arrageois, selon le classement établi par l'EBU, la fédération européenne de boxe. De source britannique, on apprend que Yanchi - Satchell pourrait avoir lieu au tout début de la prochaine saison sportive, soit dans les trois mois.

- Pas sûr que l'Equipe 21 continue à diffuser de la boxe. Après le combat de retour de Mormeck contre un adversaire faiblard, on a pu voir ce soir sur la chaîne française un exemple de vol au coin du bois à montrer dans toutes les écoles de journalisme sportif (si jamais ça existait). Déjà, pour un championnat du monde de l'une des quatre fédérations majeures, ici la WBO, prenez un arbitre allemand et deux juges allemands sur trois pour un combat entre la Française Anne-Sophie et Christina Hammer qui est... Allemande, et le tout en Allemagne, tant qu'à faire. Ensuite, suivez quatre rounds d'accrochage non sanctionnés et, dans la cinquième reprise, une disqualification de la visiteuse, Anne-Sophie Mathis, pour un coup de coude qui n'a jamais existé, comme le ralenti l'a prouvé. Son bras gauche délibérément bloqué par Hammer, Mathis s'est juste servi de son poing droit pour toucher son adversaire à l'oreille avec trois crochets consécutifs. L'Allemande est allée au tapis, mais l'arbitre ne l'a jamais comptée. Le combat a été arrêté et Anne-Sophie Mathis disqualifiée. Voilà encore de l'eau au moulin de ceux qui reprochent à la boxe ses outrances.

- En novembre 2013, j'avais parlé d'un loser magnifique, d'un perdant professionnel, le Slovaque Elemir Rafael. Ce boxeur aux 111 combats, dont 82 défaites, était encore de service ce soir en Angleterre. Son opposant, un débutant nommé Michael Gomez Junior, était là pour se faire les dents sur notre gaillard qui reste sur 11 revers et 1 nul depuis son dernier succès en août 2013. Je ne connais pas encore son résultat mais j'espère bien le trouver.

- Des infos toutes fraîches en provenance du Lavandou, où Yannick Vest combattait ce soir le Belge Mathieu Kongolo. Le kickboxer saint-venantais, comme lors de son retour aux affaires voici quelques semaines à Isbergues, s'est imposé avant la limite. Et pan : KO au 2e round lors d'une soirée intitulée "le Choc des gladiateurs"  ! Kongolo est quand même un concurrent du Biggers's better (un circuit européen de boxe anglaise) ainsi que le champion du Bénélux de K-1, avec 22 victoires en 24 combats, et des succès récents sur Galonnier et Vanneste. Voilà qui place et qui classe son homme. Yannick Vest, on l'avait dit et écrit, n'est pas revenu pour rien. Ses victoires coup sur coup face à Galdon-Perez et Kongolo vont lui ouvrir des portes.


87 salops : un verdict carnavalesque

On aurait pu espérer que l'affaire prenne d'autres proportions que quelques brèves dans le quotidien sportif national et un silence assourdissant des autres médias (notamment dans la région), mais c'est comme ça : dans le foot, on a certains avantages. Le cas de 87 footballeurs, moins connus que les frères Karabatic mais tout aussi coupables de paris illicites, a été traité par la Ligue professionnelle. Avec des sanctions risibles : des amendes minables, aucune suspension ferme et encore moins de radiation !
L'Arrageois du FC Nantes Erwan Zelazny, membre du "Groupe 3" (ceux qui ont parié plus de 500 euros), n'a ainsi écopé que de 500 euros d'amende justement. Ce qui signifie que s'il avait misé à plus de 2 contre 1, il a encore gagné de l'argent.
Quant aux affreux chenapans du "Groupe 4", qui avaient misé contre leur équipe (rien que ça...), ils se sont vus attribués une peine financière plafonnée à 1500 euros et quelques matches de suspension... avec sursis. Pour les pires, six heures de travaux d'intérêt général au profit de la section amateur de leur club pro. Bref, juste une petite tape sur la main. Pas trop fort quand même, parce qu'il faut que les gars puissent signer des autographes aux gamins pendant leurs interventions à l'école de foot.
Allez, quitte à basculer dans le surréalisme, étudions de plus près le communiqué de la Ligue de football professionnel et penchons-nous sur le cas des joueurs actuellement sans club. Comme ils ne sont plus licenciés, "aucune sanction ne peut être prise à leur encontre". Tout simplement magique !
Alors, trichez, magouillez et même mentez, amis footeux, vous êtes couverts. L'exemple vient aussi des dirigeants d'ailleurs. Le cas lensois est, je trouve, exemplaire. Sportivement, le RC Lens a mérité son accession à la Ligue 1, ça ne se discute pas. Mais se faire recaler deux fois par le contrôle de gestion parce qu'il manque 10 millions d'euros dans le budget, crier partout qu'on a le virement franco-azéribaïdjanais entre les mains et pourtant être adoubé par le CNOSF en ayant réduit son budget, ça s'appelle mentir, non ?
C'est comme TF1 qui annonce que sa Coupe du monde de foot a été une complète réussite, alors que la chaîne en est de 35 millions d'euros de sa poche. Plus c'est gros, plus ça passe.

mercredi 23 juillet 2014

Indiscrétion

Quand j'avais évoqué ici même la piste Emilie Gomis suivie par Arras pays d'Artois basket, des sites spécialisés s'étaient empressés de relayer le démenti de la joueuse internationale publié sur les réseaux sociaux. Montreront-ils une diligence équivalente et une efficacité identique à propos de cette indiscrétion : on sait pourquoi l'ancienne Villeneuveoise n'a pas rejoint le Pas-de-Calais.
En fait, elle demandait à disposer, par contrat, d'une journée hebdomadaire pour faire autre chose que du basket, à savoir gérer ses affaires, faire des séances photos, répondre à des sollicitations en tant que mannequin. Comme les autres clubs en contact et en négociation avec Emilie Gomis, Arras pays d'Artois avait le choix d'accorder ce passe-droit.. Il a dit "non" et est allé chercher son arrière de l'autre côté de l'Atlantique en la personne de Maggie Lucas.

Le badminton arrageois va prendre l'accent russe

C'est un tuyau du sieur Christophe : elle rêve d'intégrer l'équipe olympique de badminton de son pays dont le bleu, le blanc et le rouge sont les couleurs du drapeau. Elle veut voir Rio en 2016, raquette en main et le public arrageois pourra aller l'applaudir à chaque journée de championnat de Nationale 1 à la rentrée. Ce n'est pas Emilie Lefel, même si tous les éléments correspondent. Il s'agit de la recrue surprise et estivale du Badminton-club artésien : Ksenia Polikarpova.
Cette Russe de 24 ans et 1,72 m, droitière, championne nationale 2011, vice-championne en 2013, médaillée aux championnats d'Europe par équipes 2013, cinquième des Mondiaux toujours par équipes, internationale universitaire, est actuellement la 55e joueuse mondiale en simple dames. Rien que ça !

C'est un sacré coup et un énorme pari pour le président Stéphane Monchy, le coach Renaud Legrand et le reste de l'équipe arrageoise. Rappelons que le BC Artésien accède à la N1, la deuxième division française, et qu'il avait jusque là joué la carte belge (avec succès, grâce à Séverine Corvilain, qui rempile, et Lionel Warnotte, qui rentre défendre les couleurs du club familial) et malaisienne (avec Joanne Quay et moins de réussite, du moins sportivement).

Pour préciser encore un peu le niveau de l'ex-joueuse du Comet Saint-Pétersbourg, on peut dire que Ksenia Polikarpova a disputé à ce jour 130 matches sur le circuit international et qu'elle en a remporté la bagatelle de 71 ;
que la référence espagnole Beatriz Corrales s'est inclinée en deux sets face à elle en avril, lors des derniers championnats d'Europe ;
qu'elle a passé deux tours à l'open de France l'an dernier, qu'elle a atteint (et perdu) deux finales à l'open de Russie 2013 ;
qu'elle a battu trois des quatre Tricolores qu'elle a croisées dans des compétitions en simple (Perrine Le Buhanic, Léa Palmero et Barbara Matias, mais pas Sashina Vignes-Waran) ;
qu'en double, elle a affronté trois fois Emilie Lefel et qu'elle mène 2-1 ;
qu'elle vient d'aligner trois défaites en juin-juillet (premier tour du très relevé tournoi SuperSeries du Japon, deuxième tour des White Nights russes, premier tour de l'open de Chine) ;
qu'elle participe depuis ce mardi au Grand Prix de Russie, à Vladivostok, en simple et en double ;
qu'elle aime faire des photos en maillot de bain pour la presse russe.

 


mardi 22 juillet 2014

L'image du jour

Vainqueur de la Coupe de France 2012 avec Arras pays d'Artois, Nadezdha Grishaeva a toujours aimé soigner son image. La double lauréate de l'Eurocoupe (2013 et 2014, avec le Dynamo Moscou), rentrée au pays après la fameuse finale de Bercy, n'a pas franchement laissé le souvenir de quelqu'un d'agréable mais ses prestations photos sortent toujours de l'ordinaire.
En voici une nouvelle preuve avec ce cliché fraîchement posté sur Facebook par... sa maman, visiblement très fière de voir une Russe manier deux flingues par les temps qui courent.




samedi 19 juillet 2014

Une Croate à Arras (EXCLUSIF)

Il y a donc, depuis ce vendredi, Maggie Lucas et Erin Rooney comme recrues étrangères officielles d'Arras pays d'Artois. Leurs noms, révélés en premier lieu par la VDN arrageoise, vont faire le tour des sites en tout genre, y compris de ceux qui se font de l'argent avec le travail des autres, j'ai nommé principalement Basquetebol, adresse bien connue pour compiler le boulot des journalistes en les sourçant a minima et en touchant du fric de la publicité dont le montant dépend du nombre de clics. Sur Une certaine presse, point de tout ceci, mais de vraies infos, dégotées par nos soins.
Donc, après l'annonce par Jean-Louis Monneret de l'arrivée du duo Lucas-Rooney (on croirait des joueurs de foot du PSG et de Manchester United !), on passe à l'officieux qui, je pense, sera officialisé dans quelques heures voire quelques jours.
Je peux ainsi vous annoncer qu'Arras pays d'Artois s'apprête à formaliser la venue d'une ailière forte, une 3-4 comme disent les spécialistes. Elle est Croate, brune, mesure 1,83 m et est née il y a 28 ans à Split. Elle s'appelle Matea Vrdoljak.



En 2012-2013, elle tournait à 9 points et 4 rebonds pour 25 minutes de moyenne en Euroligue avec Zagreb (avec une pointe à 20 points contre Mondeville par exemple) ; la saison dernière, elle est arrivée à Torun, en Pologne, en novembre, mais n'a plus joué à partir de janvier pour cause de blessure aux ligaments du genou.
Globalement, c'est une grande voyageuse. Elle a débuté au pays, dans la jolie cité balnéaire de Dubrovnik (2005-2006), a joué en Pologne (Gorzow et Leszno), en Bosnie (Banja-Luka et Zeniça), au Portugal (Algès et Quinta dos Lombos, deux clubs avec lesquels elle a disputé l'Eurocoupe en 2011 puis 2012), en Roumanie (Bucarest) et en Russie (Spartak Noginsk). Avec, bien souvent pour ces championnats mineurs, de grosses stats comme scoreuse.
Le record personnel de cette internationale croate est de 43 points, 8 rebonds, 2 passes décisives et 1 interception sur un seul match de Ligue adriatique, en tant que joker du Ragusa Dubrovnik, en 2010.


Maintenant, si vous voyez cette info exclusive reprise sur d'autres sites Internet, d'autres blogs voire des journaux papier, vous saurez d'où elle vient vraiment !

vendredi 18 juillet 2014

... Et Erin Rooney débarque aussi

Maggie Lucas va porter le maillot rose en compagnie de l'une de ses adversaires en Première division NCAA, à savoir Erin Rooney. Cette dernière défendait les couleurs de Fordham, dans la même Conférence que Lucas et Penn State. C'est la deuxième recrue étrangère d'Arras pays d'Artois, dont elle sera la meneuse.
Sur son CV, une grosse saison universitaire avec 33 matches joués, quasiment 37 minutes de temps de présence moyen sur le parquet, 17,5 points, avec 7,3 rebonds et 5,2 passes décisives pour 3,9 balles perdues.
Erin Rooney est Néo-Zélandaise, native de Christchurch il y a bientôt 24 ans, mais sera considérée comme joueuse communautaire à la faveur d'un passeport britannique, puisque son père est Anglais. Infos complémentaires, elle mesure 1,73 m et possède le même agent que Thibaut Petit, à savoir le Belge Yves Lejeune.

Maggie Lucas à Arras pays d'Artois

C'est une intuition devenue réalité : mardi, Jean-Louis Monneret n'a pas démenti quand je lui ai soufflé le nom de Maggie Lucas et ça m'avait mis la puce à l'oreille. Mais, faute de confirmation, j'avais gardé ça pour moi. Aujourd'hui vendredi, c'est officiel : la machine à shooter de l'université de l'état de Pennsylvanie (Penn State) va rejoindre Arras pays d'Artois.

Agée de 22 ans, tout juste sortie de la fac avec 20 points de moyenne sur les trois dernières saisons, draftée en WNBA au 2e tour et en 21e position par Phoenix a été concernée par un échange entre la franchise de l'Arizona et le club d'Indiana Fever. Dont elle porte actuellement le numéro 8, avec 11 minutes disputées en moyenne en 22 matches, pour 3,4 points et 1 rebond.
Pour voir de quoi elle est capable, on peut jeter un oeil à cette petite vidéo :



mercredi 16 juillet 2014

Thomas Masson ou l'art de la patience

 2005 - 2014 : Thomas Masson a su construire sa carrière. Et ce n'est pas fini.

C'est dans huit jours, soit le 23 juillet, que seront closes les enchères pour le championnat d'Europe professionnel de boxe, catégorie poids mouche. Malheureusement, Thomas Masson ne sera que spectateur de l'événement.
Bien qu'il ait poursuivi sa progression, avec notamment une troisième défense victorieuse de son titre de champion de France, l'Arrageois reste mis en stand-by par l'EBU. Certes la fédération européenne a reconnu sa valeur en le faisant grimper dans les classements, mais Thomas Masson a cependant vu Kevin Satchell lui griller la politesse en étant désigné challenger numéro 1 du tenant du titre EBU, l'Hispano-Bélarus Valery Yanchy. La semaine prochaine, on connaîtra donc le prix, la date et le lieu de ce championnat que l'Artésien suivra forcément de près, puisqu'en toute logique, il devrait affronter le vainqueur. Je dis "en toute logique", mais il faut constater que boxe et logique ne vont pas toujours de pair.
Donc Thomas Masson va (encore) devoir attendre, continuer à bosser, à boxer aussi pour demeurer dans le rythme de la compétition et du succès.
Au niveau français, il a fait le tour de la question et fait même figure d'épouvantail. Il lui faudra donc des combats internationaux, par exemple contre un Anglais membre du Top 20 continental du type Louis Norman, Don Broadhurst, ou Nathan Reeve. Bien sûr, il s'agirait de véritables défis, tant sportivement que financièrement pour monter ces confrontations. Ou alors le club bruaysien auquel appartient Thomas Masson cherchera une adversité moins relevée, pour ne pas prendre de risques inutiles.

L'Europe à Arras ?

Après, on peut donc rêver d'un championnat d'Europe à Arras. Là aussi, il faudra sortir le chéquier. Et ce n'est pas le seul problème.
Quand organiser ? Début 2015. On peut s'attendre à voir Yanchy et Satchell s'affronter en octobre-novembre. Celui qui l'aura emporté verra Masson se présenter comme challenger officiel. Cela pourrait aller assez vite et correspondre aux souhaits de la municipalité arrageoise.
Où organiser ? Des proches du dossier ont tâté le terrain du côté d'Artois Expo, histoire de posséder une jauge assez large pour un gala avec une ceinture européenne en jeu, mais aussi d'autres combats professionnels (était évoqué l'éventuel retour d'Anthony Arimany, voire la présence à l'affiche de Grégory Trénel, sans oublier les Bruaysiens comme Vincent Legrand, actuel challenger du titre de l'Union européenne). Sauf que la facture est salée : 18 000 euros de location. Un chiffre exorbitant qui plombe n'importe quel budget. La salle Gambetta-Carnot est à la fois trop petite et inadaptée pour un tel spectacle ; en face, la salle Giraudon limiterait elle aussi l'affluence. Ne reste que la halle des sports Tételin, occupée par Arras pays d'Artois basket féminin. D'où une gestion du calendrier qui risque de tourner à l'équilibrisme.
Qui organisera ? Techniquement, en boxe, il faut un club support pour toute compétition. Si Thomas Masson est licencié à Bruay et si ce club gère le futur championnat d'Europe, il y a un obstacle : le BC Arras Sud. Impossible d'organiser à Arras sans son aval. Or, si vous voulez faire enrager Jacky Vanwalscappel, il suffit de prononcer le nom de Thomas Masson. Arras Sud refusera tout net de lui dérouler le tapis rouge. Et le gala tombera à l'eau. Du côté du beffroi, deux options sont à l'étude : tout simplement créer un autre club de boxe, quasiment factice mais répondant aux obligations légales, ou utiliser l'affiliation d'une autre association sportive arrageoise présente dans les sports de combat. C'est tordu, mais c'est jouable. C'est un peu la boxe en résumé.

Pour en savoir plus, la fiche de Thomas Masson sur Boxrec, celle de Valery Yanchy et celle de Kevin Satchell, ainsi que le compte-rendu du dernier championnat de France Masson-Beccu.

lundi 14 juillet 2014

Eloge de l'effort inutile

En ce 14 juillet, comme je ne suis pas très branché défilé et que les brocantes, c'est trop tôt le matin, j'ai consacré une partie de mon après-midi au Tour de France. Et j'ai noté un truc qui explique pourquoi j'arrive encore à aimer le vélo professionnel (en dehors d'Adrien Petit, bien sûr) ; un truc assez incroyable dans d'autres disciplines, où un type a fait des efforts de dingue pendant quasiment trois heures, soit cent bornes dans les montagnes vosgiennes, juste pour un de ses coéquipiers. Pour bien faire, c'est à la mode, c'était un Allemand.
Tony Martin s'est dépouillé pour amener le leader polonais de son équipe belgo-tchèque aux avant-postes. Il est resté devant en permanence, réalisant une espèce de contre-la-montre en mode montagnes russes, avec le dénommé Kwiatowski sur son porte-bagages. Et tout ça, pour rien, puisque Kwiatowski a calé dans l'ultime montée et a même été repris par le peloton. Tony Martin, lui, a fini à la rame, quasiment à pied même après avoir tellement donné. Au final, il a pris plus de 16 minutes dans les gencives par Nibali, le vainqueur du jour. C'est cruel, mais j'ai trouvé ça beau, peut-être aussi parce que c'était vain. 
L'effort inutile, le beau geste qui rapporte des nèfles. Un truc très français que même les Allemands nous piquent !
En même temps, petit parallèle avec le goût de la victoire qui plaît à des petites Françaises, en l'occurrence l'équipe de France de basket U20, victorieuse de l'Espagne en finale de l'Euro après prolongation. OK, le score est très germanique et fait moins rêver comme le moindre match portes ouvertes de NBA (47-42), mais ça n'empêche que la toujours Arrageoise Clarince Djaldi-Tabdi a joué 35 minutes (4 points mais la bagatelle de 15 rebonds dont 10 offensifs !), que l'ex-Arrageoise Migna Touré a disputé 37 minutes (6 points, 5 rebonds et 3 passes décisives) et que la future Arrageoise Lidija Turcinovic a passé 39 minutes sur le parquet italien (6 points, à 1 sur 11, pour 8 rebonds).