vendredi 18 avril 2014

Un bilan à mettre au panier

Et voilà, comme l'an dernier, Arras pays d'Artois termine sa saison dans la charrette, à des années-lumière de la qualification européenne qui était caressée lors de la présentation officielle de l'équipe, en septembre dernier. Même si je fais partie de ceux qui imaginaient à l'époque qu'Angers, Nice et Toulouse au minimum finiraient derrière les Arrageoises, je dois bien parler d'un terrible et supplémentaire gâchis.
Le baisser de rideau
Il fallait se pincer mercredi soir à la halle des sports : plus d'un millier de personnes pour applaudir, et pas qu'un peu, une relégation. OK, Arras a battu Angers mais deux choses me viennent à l'esprit : 1. Si vous aviez été coach, quel effectif auriez-vous choisi en début de saison pour aller chercher la neuvième place ? (à mon avis, ceux qui répondent "Angers" sont des hypocrites). 2. Arras est bien treizième de Ligue féminine, donc avant-dernier, donc relégué sportivement. Et pourtant, des tonnerres d'applaudissements, des hourras, des bravos. J'ai déjà écrit ici que je trouvais le public arrageois conciliant et même indulgent. Mais là, je ne trouve plus de qualificatif... Cela dépasse tout simplement l'entendement, quand bien même l'équipe s'est battue pour décrocher sa... sixième victoire seulement en championnat.


Les joueuses
Arras a-t-il eu une équipe cette saison ? Non. Il a fait avec des joueuses posées les unes à côté des autres. Le succès sur Angers en fut un très bon exemple avec Anaël Lardy et Naignouma Coulibaly jouant leur carte personnelle avant de rallier d'autres cieux. Il n'y a pas eu de collectif, aussi bien sur qu'en-dehors du terrain. L'association Lardy-Evans n'a pas pu fonctionner ; Migna Touré a été mise au piquet ; Floriane Herrscher a eu des hauts et des bas, avant de laisser courir le bruit qu'elle arrêtait puis de se raviser mercredi soir au micro de Planète FM ; Aurélie Carmona a joué blessée la moitié de la saison ; Pauline Krawczyk fut le principal flop de la saison, même si les supporters garderont l'image de la joueuse et de ses poings rageurs contre Angers (à cet égard, je signalerais une petite phrase de celui qui coachait en début de saison et m'avait glissé un jour que Pauline Krawczyk était "une bonne joueuse, mais c'est surtout quelqu'un qui a bien compris le système et a signé un bon contrat"); et puis il y a Irina Mihailova.
Le cas de la Moldave reste et restera à part dans cette saison. Ces derniers temps, on louait en interne son professionnalisme, son implication, même si elle ne jouait quasiment plus. En même temps, avec le chèque qu'elle prenait tous les mois, elle aurait eu mauvaise grâce de faire, en plus, la gueule sur le banc. Dès août dernier (la preuve ici), l'alerte avait été donnée. Certains coaches ont beau estimer que Mihailova était complémentaire de Coulibaly par sa tendance à s'échapper de la raquette, elle ne défend pas, n'apprend pas et fait rire ses adversaires. Il a fallu vingt journées pour s'en rendre compte officiellement. Sur les sept derniers matches, elle n'a participé qu'à cinq, cumulant la bagatelle de zéro point ! Tout est dit.

Les coulisses
C'est le point qui focalise l'attention, depuis que des opposants sont sortis du bois, poussant le maire à prendre sa plume et à demander un audit. Les ripostes suivent les attaques ; les contre-attaques amènent des réactions et, globalement, le feuilleton n'est pas fini. On en reparlera.

Un Artésien de feu

"Il faut se rendre compte à quel point c'est difficile ce qu'il fait" ; "Il est juste incroyable" ; "Ce garçon a un long et bel avenir" ; "Il a 20 ans et il est déjà champion du monde" ; "Une victoire incroyable" ; "Une performance tout simplement impressionnante" : voici quelques-unes des phrases prononcées par les deux commentateurs du dernier combat de Tom Duquesnoy.
Le Lensois a conquis le titre de champion de la BAMMA (British association of mixed martial arts) à l'issue d'un duel franco-français à retrouver en vidéo ici. Il a battu Teddy Violet par soumission au début de la deuxième reprise pour devenir le patron de la catégorie des poids plume dans l'une des deux organisations majeures du Royaume Uni.
Le "Fire Kid", que j'avais découvert quand il avait pris la ceinture du Belgium Beatdown 2013, poursuit son ascension. Lui qui parle depuis un moment maintenant de rejoindre l'UFC a encore quelques paliers à franchir mais il fait désormais partie des combattants qui comptent dans sa catégorie. Avec neuf victoires pour une seule défaite et surtout (comme contre Violet, qui était invaincu jusque là, il faut le préciser) une maîtrise et une maturité assez étonnantes, Tom Duquesnoy a tout ce qu'il faut pour aller loin.



samedi 12 avril 2014

Au basket, ça commence à bouger

Au bout d'une semaine de congés mise à profit pour une formation accélérée de peintre en bâtiment, un petit point sur Arras pays d'Artois. En dépit de l'offensive de Bruno Blier initiée dans la VDN et relayée lundi soir dans un excellent cru de "100% Sport", je n'ai pas eu vent d'écho d'un changement de direction. En même temps, le contraire aurait été étonnant.
Par contre, du côté des joueuses, ça commence à se préciser. Ainsi, Aurélie Carmona ne jouera pas mercredi contre Angers. On la savait blessée au pied depuis décembre et elle est désormais officiellement arrêtée, après avis médical. Comme mon petit doigt m'a dit que le club ne souhaitait pas la conserver, on ne la reverra plus avec le maillot rose. Honnêtement, je pense que c'est une joueuse (et une personne) qui méritait une autre sortie.
Et puis, autre mouvement attendu, le départ d'Anaël Lardy qui va traverser la France pour rejoindre Lattes-Montpellier. Le club héraultais cherche une vraie meneuse, ce qu'il n'avait pas vraiment, même si ça ne l'a pas empêché d'accrocher la deuxième place du classement. Pour Anaël Lardy, pas la peine de chercher une raison à son départ. La situation arrageoise est suffisamment nébuleuse (pour le verre à moitié plein) ou dramatique (pour le verre à moitié vide) pour, vite, vite, changer de crémerie.

samedi 5 avril 2014

L'image du jour

En mode "caméra embarquée" sur le contre-la-montre de la Boucle de l'Artois, derrière le Nogentais Turgis et la voiture de son directeur sportif.
C'est une autre façon de voir la course et de rouler à plus de 50 km/heure en agglomération sans se faire prendre au radar !

mardi 1 avril 2014

Sur le fil du rasoir

Sur le fil du rasoir, "On the razor's edge" chantait AC/DC il y a vingt ans. C'est la situation d'Arras pays d'Artois basket aujourd'hui.

Même si c'était prévisible, avec une seule victoire (et d'un point en plus) sur les seize derniers matches, le club arrageois peut être relégué ce soir, en cas de défaite à la maison devant Basket Landes et de succès mondevillais sur Tarbes dans un autre match de la mort, d'ailleurs. Pour tout autre cas de figure, les Arrageoises auraient gagné quelques jours de répit, c'est-à-dire au moins jusqu'à samedi et à un déplacement à Nice dans "l'anti-choc" de Ligue féminine, entre les deux plus mauvaises équipes du championnat.
Après, je parle ici de relégation sportive et il ne s'agit bien sûr que d'une hypothèse puisque rien ne dit qu'il y aura des descentes effectives cette année. Calais a-t-il bouché le déficit qui l'empêchait de monter la saison dernière ? Comment Nantes-Rezé va gérer les soucis financiers et judiciaires de son président et sponsor ? La Roche-sur-Yon peut-il monter un budget suffisant pour prétendre à la Ligue ? Mondeville et Charleville vont-ils si mal que la rumeur le dit ?
Bref, le plateau 2014-2015 se jouera encore sur tapis vert et dans les bureaux feutrés de la commission de contrôle de gestion. Arras a donc toutes ses chances, finalement.
Mais pour le public, il serait bien de gagner une fois de temps en temps. Depuis bientôt trois ans, les amateurs arrageois de basket ont avalé pas mal de couleuvres, vu les résultats baisser au fur et à mesure, dû accepter la valse de certaines joueuses requalifiées en erreurs de casting (à ce propos, j'aurais une question : est-ce que quelqu'un sait à quoi sert Irina Mihailova ? Merci de laisser vos réponses dans les commentaires). Et je parle pas des deux changements d'entraîneurs depuis janvier 2013 et de la première relégation (sportive, toujours) d'avril 2013. Oui, je confirme : Arras pays d'Artois est sur le fil du rasoir.

Courrier matinal volume 7


Samedi matin, il y avait dans la boîte aux lettres de mon fan duisanais d'Arras pays d'Artois basket pour me prévenir qu'il ferait un courrier concernant les Espoirs du club. Un courrier qui m'est parvenu aujourd'hui et que je partage avec plaisir, même si j'y suis taxé d'être "insupportable".

En même temps, s'il y a bien un journaliste à Arras qui donne aux Espoirs la place qu'elles méritent, c'est bien moi !

lundi 31 mars 2014

L'image du jour

Bon, elle n'est pas exactement nette, mais dans le feu de l'action, pas facile de signer "l'image du jour" parfaite.
C'était donc hier, en finale de l'open de Corbehem, avec l'Arrageois Sébastien Tison et son fameux coup entre les jambes qui marque le point. Bien joué, l'artiste !
Pour info, Tison a gagné en deux sets face à l'Amandinois Loïc Watremez.

dimanche 30 mars 2014

Non mais allo...

Au club de basket de Geispolsheim, on est organisé. On est aussi légèrement accro au téléphone portable. Alors, quand on arrive dans une salle comme ce fut le cas hier à la halle des sports pour le match de coupe, on guette une prise, on se branche, on est soulagé et on peut donc aller jouer. Bon, on peut aussi aller jeter un coup d'oeil à son bidule à la mi-temps, des fois que...
Allez, j'arrête de chambrer. C'est sûr que le trajet retour en bus jusque dans la banlieue de Strasbourg doit paraître tellement long qu'il vaut mieux avoir les batteries chargées !

Dans les archives

Ce qui est bien quand on a un peu d'ancienneté dans une agence et un minimum d'organisation, c'est qu'on retrouve des trucs sympas dans les archives. Comme des clichés d'Eloïse Chapaÿs, qui joua à Arras en cadettes et faisait même partie du groupe seniors sacré champion de N1 (la Ligue 2 de l'époque) en 2005-2006 et qui est revenue à Arras hier soir pour y gagner en coupe avec Geispolsheim, contre les Espoirs.
Du coup, entre septembre 2005 et mars 2014, la demoiselle a quelque peu changé, mais tout autant que le club arrageois où elle n'a probablement reconnu personne.



dimanche 23 mars 2014

L'image du jour

Hier, en fin d'après-midi, une touche de poésie au-dessus d'un très médiocre match de Division 1 féminine entre Arras et Rodez (1-0).