lundi 1 septembre 2014

Faim de "100% Sport" !

C'est le premier lundi du mois et donc le retour de "100% Sport" à partir de 18h sur Planète FM. Membre du trio depuis la création de cette émission devenue, n'ayons pas peur des mots, culte dans le paysage sportif arrageois, je compte sur mes compères Michaël et Christophe pour poursuivre l'aventure. En tout cas, pour avoir partagé leur table voici une dizaine de jours, je n'ai pas de doutes : l'esprit de "100% Sport" est toujours là. Bon courage les gars et bonne émission !



dimanche 31 août 2014

Premier reportage aux Emirats


Hier soir donc, rendez-vous à Dubaï pour le ONE FC, une compétition de MMA qui a fait le plein, avec environ 5000 spectateurs dans l'une des salles du World Trade Center. Un petit souci technique (d'où l'absence de photos persos) mais un super accueil et une soirée intéressante en termes de sport et de rencontres avec les collègues du cru.
Sur cette soirée, mon "papier" principal a été consacré au tout premier combat, celui entre une Américaine et une Malaisienne. Un choc des cultures dans un pays comme les Emirats arabes unis, pourrait-on croire depuis la France, mais c'est plus que cela, je pense.

Athena, déesse du combat libre dans la chaleur de Dubaï


« Pour la Malaisie, bébé ! Pour la Malaisie ! » Un sourire jusqu’aux oreilles, quelques larmes aussi et un cri d’amour pour son pays : Ann Osman fut la déesse du ONE FC ce vendredi soir à Dubaï. Tant pis si les 5000 sièges de la World Trade Center Arena n’avaient pas encore accueillis tous les fans, le premier combat de la première visite de l’organisation singapourienne aux Emirats arabes unis avait donné le ton. Ann Osman, qui a gagné son surnom d’Athena dans la salle du Bornéo Training Gym, a affiché au grand jour qu’on pouvait être une femme, une combattante et une musulmane, quel que soit l’endroit où on se trouvait, et aussi qu’on pouvait obtenir la victoire quelle que soit la qualité de l’adversaire.
Pour sa deuxième apparition en MMA, Ann Osman a tout simplement battu Anna Julaton. Un nom qui dira quelque chose aux amateurs de boxe anglaise, puisque cette Américaine d’origine philippine a détenu la ceinture de championne du monde WBO. Convertie aux arts martiaux mixtes pour lesquels sa maîtrise des séquences de combat debout est un avantage indéniable, Julaton avait aussi le soutien de la communauté philippine, largement représentée à Dubaï en général et dans la salle du World Trade Center en particulier. Mais Ann Osman était vraiment déterminée. La Malaisienne ne s’est pas laissée impressionner par le palmarès de son adversaire, ni par son surnom (« The Hurricane », l’ouragan) ni même par son tee-shirt, emprunté au héros de BD The Punisher.
L’unique combattante professionnelle malaisienne a pris le combat et Anna Julaton à bras-le-corps. Une façon d’éviter les crochets de l’Américaine et de placer le duel sur un terrain différent. « Anna est une combattante très dure, reconnut Ann Osman après sa victoire. De façon générale, le combat lui-même fut dur. Mon adversaire a ses qualités, son parcours et je suis heureuse et honorée de l’avoir battue. Comme on n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer ce combat (Osman avait remplacé au pied levé la Russe initialement annoncée et déprogrammée à cinq semaines de l’événement, NDLR), on a  fait ce qu’on a pu et la stratégie a payé. »
Ann Osman a dû batailler pendant trois rounds pour être récompensée. Ses supporters, peu nombreux, ont même espéré une issue rapide mais la Malaisienne ne parvint pas à finaliser Julaton dans le premier round, en dépit d’une position favorable. L’Américaine eut le dessus en fin de deuxième reprise, sans pour autant faire de différence notable non plus. Elle en souriait encore mais son visage changea dans la troisième et dernière période de cinq minutes.
Sa boxe lui ouvrait quelques brèches mais c’était encore Ann Osman, par son activité, ses tentatives de clefs de bras et sa variété technique, qui gardait l’avantage. « C’est une combattante qui fait partie des meilleures. Elle a été championne du monde et je l’ai battue. Anna n’a jamais voulu abandonner, relevait la Malaisienne en conférence de presse. Même quand l’arbitre lui a posé la question plusieurs fois, elle disait toujours : non, non, non. »
Le combat est allé à son terme, deux juges sur trois attribuant (logiquement) la victoire à « Athena » Osman. « C’est ma première victoire au ONE FC et je la dédie à la Malaisie », répéta-t-elle encore. Sa façon à elle de souligner le fait d’être une sportive pratiquant une discipline de combat sans oublier d’où elle vient ; une façon, sans doute, de susciter des vocations parmi les jeunes Malaisiennes, de Kota Kinabalu jusqu’à Dubaï.


Les autres combats de la soirée (dans l’ordre du programme officiel) :

Dejdamrong (Thaïlande) bat Ali Yaakub (Malaisie) sur étranglement arrière dans la première reprise, après quelques échanges de muaythaï, discipline d’origine des deux combattants ;


Mohamad Walid (Syrie) bat Vaughn Donayre (Philippines) par clef de bras au premier round ;


Herbert Burns (Brésil) bat Hiroshige Tanaka (Japon) par décision (3-0) après quinze minutes ennuyeuses à l’exception de 20 secondes de folie signées Tanaka dans le deuxième round ;


James McSweeney (Grande-Bretagne) bat Cristiano Kaminishi (Brésil) par KO à la première reprise. Le KO de la soirée jusque là, avec cette grosse droite suivie d’un coup de pied à la nuque d’un Brésilien déséquilibré ;


Roger Huerta (Etats-Unis) bat Christian Holley (Grande-Bretagne) par arrêt de l’arbitre au premier round. La renaissance d’un Roger Huerta 2.0 ? « El Matador » y croit, après avoir infligé son premier revers à son adversaire britannique part à la chasse au tigre avec des tongs et un pistolet à bouchon. Roger Huerta était trop fort pour lui ;


Narantungalag Jadambaa (Mongolie) bat Koji Oishi (Japon) par décision (3-0). La ceinture des poids plume a changé de propriétaire, grâce à ce Mongol qui a fait rendre gorge au champion en titre. Jadambaa avait promis au Nippon qu’il le dominerait puis qu’il le mettrait KO ; il a réussi la moitié de son pari mais a quand même conquis le titre. Après un premier round sans action, le challenger s’est affirmé comme le patron de la cage. Oishi, l’œil gauche fermé, a eu du mérite de tenir jusqu’au terme des cinq rounds ;




Ben Askren (Etats-Unis, photo ci-contre) bat Nobutatsu Suzuki (Japon) par arrêt de l’arbitre à la première reprise. Vite fait, bien fait : l’ancien champion du Bellator et ex-lutteur olympique pour la bannière étoilée a mis la main sur la ceinture des poids welter du ONE FC au terme d’un combat démarré sur les chapeaux de roue et conclu sans tarder face à un Japonais dépassé d’abord, matraqué ensuite et finalement déboulonné en une minute trente ;


Shinya Aoki (Japon) bat Kamal Shalorus (Iran) par étranglement au premier round. Là encore, ce fut vite plié mais par le champion en titre cette fois. Pur lutteur, Shalorus a cherché à garder le combat au sol, mais Aoki reste une pointure et a pris l’initiative rapidement jusqu’à placer ce « rear naked choke » décisif en guise de point final à cette soirée de quatre heures.


Crédit photos : ONE FC

mardi 19 août 2014

Là, ça sent le départ...

Jour J moins 9 avant le départ pour Abu Dhabi.
Les déménageurs, eux, n'ont pas attendu jusque là et la maison sera bientôt vidée.

Pendant ce temps-là, le Rugby-club d'Arras recrute deux Argentins (avec passeport communautaire, il ne faut pas rigoler quand même...) etaussi  un buteur irlandais champion d'Honneur en Poitou-Charentes ;
les Lionnes n'ont toujours pas d'entraîneur, même s'il se murmure que Méline Roelandt pourrait bien rempiler pour raison personnelle ;
Arras-Football a perdu le premier match de son histoire en CFA (2-1 à Beauvais) ;
Arras FC féminin a, si en croit les propos de Claude Rioust à Christophe Grès, eu la révélation tactique de la décennie en songeant à bétonner contre les gros et à se montrer ambitieux contre les petits (pour rappel, depuis deux saisons en D1, Arras faisait systématiquement l'inverse) ;
Arras pays d'Artois attend toujours son calendrier et aussi la liste de ses adversaires en Ligue féminine, ce que la Fédération est toujours incapable de présenter (mais, après tout, on n'est que le 19 août et le championnat ne reprend que dans deux mois) ;
le RC Arras hand est à 33 jours de son début de saison à Villeneuve-d'Ascq contre un autre relégué de Nationale 3 ;
Emilie Lefel est 50e du dernier classement mondial du double dames rendu public le 14 août par la Fédération internationale de badminton (BWF). Pour info, elle est également 53e en double mixte ;
les pongistes du TT Immercurien préparent le derby contre Proville qui marquera la première journée de championnat de N3 dans la poule N ;
Julien Cagnina, du RCA tennis, a remporté le tournoi de Coxyde, cité de la côte belge par ailleurs célèbre pour son cyclo-cross hivernal. Le Wallon a notamment battu son compatriote et coéquipier du Racing Sander Gillé en 32es de finale. Il y a quinze jours, Cagnina avait remporté une autre épreuve, à Heist toujours en Belgique, en battant rien de moins qu'Olivier Rochus, ex-numéro 24 mondial, en finale ;
le ONE FC a validé ma demande d'accréditation. Mon premier reportage aux Emirats arabes unis portera donc sur un sport de combat. Le hasard fait bien les choses, non ?

jeudi 14 août 2014

De la Charente à la finale du Mondial

J'avais vu passer l'info dans l'Equipe et j'ai vu le gaillard en chair et en os hier soir devant les caméras de France 4 : François Ratier est bien l'entraîneur des rugbywomen canadiennes qualifiées pour la finale de la coupe du monde après leur succès (18-16) contre la France à Paris. Cela m'a rappelé certains souvenirs de ce garçon, qui n'est pas canadien mais bel et bien français et même charentais.

Quand nos routes se sont croisées, j'étais un journaliste débutant dans un quotidien d'Angoulême (Charente Libre for ever !) et lui était un joueur du SCA, le Sporting-club d'Angoulême qui évoluait à l'époque en Fédérale 1. Eu égard à son patronyme, son surnom était tout trouvé : pour tout le monde, c'était "la Rate". Il était également éducateur d'une équipe de jeunes à La Rochefoucauld, pas bien loin de la capitale hexagonale de la BD, mais aussi fan de Phil Barney et d'Alexandra Kabi, une animatrice du Juste Prix dont les photos sexy émaillaient les murs de certains vestiaires.

jeudi 7 août 2014

Les bonnes feuilles de l'audit

La presse locale s'en est déjà fait l'écho : l'audit d'Arras pays d'Artois basket réalisé par les services municipaux a été présenté récemment. Une certaine presse a réussi à se procurer une copie de cet audit qui met plusieurs problèmes sur la table mais apporte peu de solutions ou alors de fausses solutions. A titre d'exemple, dire au club que 40 000 euros d'honoraires versés aux agents, c'est trop, soit ; mais préconisez de réduire cette somme en limitant le recours aux joueuses étrangères, c'est ignorer deux choses : 1. les Françaises ont aussi des agents qu'il faut rémunérer ; 2. Ne prendre que des Françaises ferait enfler la masse salariale car elles sont plus chères que les joueuses étrangères.
Mais n'enlevons pas le mérite principal de cet audit : on dresse un constat et, à partir de là, on pointe certaines pratiques pour qu'elles soient rectifiées et on dispose de chiffres sur lesquels s'exprimer puisqu'ils ont été authentifiés.



Le sport de haut niveau, c'est de l'équilibrisme et pas seulement à cause des résultats. Pour s'être fait rétrograder deux de suite sportivement en dépit d'un budget dépassant le million et demi d'euros tout en ayant du mal à payer les derniers mois de salaire de ses joueuses, Arras pays d'Artois sait de quoi il retourne. L'audit parle ainsi "d'assise financière fragile" et d'une forte dépendance à l'argent public. Comment pourrait-il, franchement, en être autrement ? Le basket féminin ne récupère pas un euro de droits télé contrairement au foot, a un merchandising embryonnaire à la différence du foot encore, ne peut tabler sur aucun gros sponsor ni mécène comme on peut en voir au rugby. Bref, c'est un peu le royaume de la débrouille dans une discipline, et c'est tout à fait paradoxal, qui est la plus professionnelle des sports collectifs féminins dans le sens où c'est là que les sportives gagnent le mieux leur vie.





Ce sont des chiffres à retenir, à mon sens : entre 830 000 et 947 000 euros de masse salariale globale avec, à un bout de la chaîne, une descente en Ligue 2 avec un repêchage (2014) et de l'autre, une finale de coupe d'Europe (2011). Conclusion arithmétique : il n'y a pas de miracles. Avec huit joueuses pros, un coach, une adjointe, une secrétaire, cela fait un énorme poste de dépenses. Plus de la moitié de l'argent qui sort des caisses, et par définition de celui qu'il a fallu aller chercher pour bâtir le budget, part en salaires, en locations d'appartements, en fourniture de véhicules.


Pour dix personnes (huit joueuses, deux membres du staff) de l'équipe de Ligue, on arrive à 75 000 euros par tête et par saison. Soit un coût de 6 250 euros par mois et par personne pour Arras pays d'Artois. Vous avez une fille qui aime le sport ? Qu'elle se mette au basket !
On en arrive ci-dessous aux préconisations des auditeurs. A mots à peine couverts, il est demandé à Jean-Louis Monneret de revoir le mode de fonctionnement et, entre autres, de tenir des assemblées générales qui en soient de vraies. Ces cérémonies n'amusent personne, sont obligatoires réglementairement et n'étaient pourtant convoquées qu'en catimini. Et, à ce petit jeu, Arras pays d'Artois n'est pas le seul club à ne pas communiquer. Le rugby arrageois fait de même, à titre d'exemple. Le problème, c'est que ça encourage la suspicion et, ce qui est évident, c'est que la municipalité n'aime pas ça. Déjà que c'est (un peu, beaucoup) la faute de la presse s'il a fallu commanditer cet audit, alors pas question de se retrouver accusé de laisser faire.
Autre point qui pose question, le souhait municipal de voir se réduire l'écart financier entre le groupe pro et le centre de formation. Ce serait possible et sans idéal si le basket féminin fonctionnait comme le foot masculin : vous avez 15 ou 20 jeunes par génération et vous en avez 1, 2 ou 3 les bonnes années qui ont le niveau pour intégrer l'équipe première.
Or, dans le basket, les meilleures jeunes d'une classe d'âge, après avoir été repérées par les cadres de la Fédération, quittent leur club formateur pour trois années à l'INSEP. Quand elles en sortent, elles rejoignent majoritairement un autre club que celui où elles étaient licenciées. Résultat, pour parler crûment, dans les centres de formation, vous avez deux sortes de joueuses : celles qui n'étaient pas faites pour le moule fédéral ou celles qui n'ont pas le niveau et ne joueront jamais en Ligue.



Est-ce que ce rapport va servir à quelque chose, selon vous ? N'hésitez pas à réagir, en laissant un commentaire ou par mail à unecertainepresse@gmail.com


mercredi 6 août 2014

Pour le MMA à Dubaï, bouclez vos ceintures !

C'est fait : première demande d'accréditation et premier reportage en vue aux Emirats arabes unis avec le ONE FC, une organisation de combat libre (ou MMA) qui va poser ses valises à Dubaï pour la première fois le 29 août. Comme on sera tout juste arrivé à Abu Dhabi, il devrait y avoir un peu de sport mais la distance entre les deux villes, une grosse centaine de kilomètres, n'est pas insurmontable.


Et puis, pour bien faire, les Singapouriens du ONE FC, qui dominent le MMA asiatique au point d'en revendiquer 90% des parts de marché grâce à un fort soutien télé, ont voulu faire fort pour leur débarquement aux Emirats. Ils savent qu'ils chassent sur les terres du mastodonte américain UFC et, dans une moindre mesure, du Desert Force basé en Jordanie. Ils ont donc réservé l'un des halls du World Trade Center de Dubaï pour pouvoir accueillir 6 000 personnes (prix des billets : de 30 à 400 euros).
Le ONE FC proposera ce 29 août neuf combats dont trois pour les ceintures de l'organisation, avec des tenants du titre japonais de haut niveau comme Aoki et le Ricain Askren qui brillait sur le circuit du Bellator.
Et puis, histoire de casser les stéréotypes y compris colportés par des Français qui croient connaître les Emirats arabes unis sans jamais y avoir mis les pieds, un combat féminin est annoncé, entre la Malaisienne Ann Osman et l'Américaine d'origine philippine Ana Julaton. Laquelle s'est mise au MMA après une belle carrière en boxe anglaise, ponctuée d'une ceinture de championne du monde WBO en 2011.



Avec cette compétition baptisée le Règne des champions (Reign of champions, en VO), Dubaï va se retrouver au carrefour du monde puisqu'il y aura des combattants japonais et américains donc, mais aussi venus de Mongolie, du Brésil, d'Iran, de Thaïlande, de Grande-Bretagne, de Syrie. Pour un peu, on en viendrait à regretter que le Français Arnaud Lepont ne soit pas présent pour un combat revanche face à Shinya Aoki qui s'était imposé face au Tricolore lors d'un précédent ONE FC.

Des Dogues façon bassets

Retour nocturne de Villeneuve-d'Ascq et de son Grand stade où les footballeurs de Lille se sont qualifiés pour les barrages de la Ligue des champions après avoir péniblement fait match nul contre les Grasshoppers de Zürich (1-1) ce mardi soir. On jouait donc le troisième tour préliminaire entre des Dogues troisièmes de la Ligue 1 française et vainqueurs 2-0 à l'aller et des Sauterelles vice-championnes de la Confédération helvétique. Et tant qu'on est à parler d'animaux, les 24 882 spectateurs (l'affluence officielle) et la vingtaine de journalistes (une misère) ont vu quelques chèvres à l'occasion de ce match. Voici donc une revue d'effectif façon "le jeu, les joueurs" de la rencontre.

LILLE
Dans les buts : Enyeama. Ne peut rien faire sur l'égalisation suisse, sort un arrêt-réflexe assez époustouflant en seconde période sur une tête de Lang, puis est sauvé par son poteau dans la foulée. Bref, une soirée tranquille.
En défense : Basa est un boucher, ce n'est pas une info ; Kjaer est vraiment un bon joueur, sobre, efficace ; Béria, côté droit, se paye de folles chevauchées mais a le bagage technique d'un défenseur de DH ; Souaré est juste nul et n'a tout simplement pas sa place.
Au milieu, Florent fut l'homme du match avec cette puissante frappe pour ouvrir le score après 20 minutes et cette passe décisive (involontaire) pour le Suisse Abrashi 13 minutes plus tard ; Gueye est très moyen ; Corchia fait la musique comme il l'assurait déjà à Sochaux ; Meite, pas terrible et remplacé par Delaplace, qui n'a pas été plus brillant.
En attaque, Mendès est tellement partout qu'il n'est nulle part, il a tenté beaucoup de choses mais n'en a que peu réussi avant d'être remplacé, à un quart d'heure de la fin, par Kalou, insipide et maladroit à l'image de cette passe presque décisive pour le Zürichois Dabbur ; Rodelin en Ligue des champions ? C'est une blague. Roi de la passe en retrait de 30 mètres, avant-centre fuyant la surface de réparation, limité techniquement, vous n'auriez même pas envie de le prendre dans votre équipe pour un tournoi de sixte.



ZURICH
Chez les Grasshoppers, Grichting vieillit. L'ancien Auxerrois joue sur le métier mais manque de vivacité. Son compère de la défense, Pavlovic a pris un rouge direct un rien exagéré, même si son pied était bien haut sur le cou de Corchia (69e). Ravet et Abrashi ont cherché à apporter le danger mais, du coup, l'attaque suisse portait trop à gauche, d'autant que Dabbur, l'homme de pointe, décrochait souvent de ce côté-là également. Abrashi a quand même marqué un joli but, sentant bien le coup dans son pressing sur Balmont et plaçant une frappe enroulée pied droit.
Mention aussi pour les supporters zürichois. Esseulés au troisième niveau du Grand stade, ils ont chanté toute la soirée, du moment où les joueurs sont apparus dans le couloir, à 5 minutes du coup d'envoi, jusqu'à 10 minutes après le coup de sifflet final. 


On n'a quand même pas vu un grand match, aussi européen soit-il. Si Lille hérite d'Arsenal, de Saint-Pétersbourg ou de Porto en barrage, il faudra quand même proposer autre chose qu'une copie de CFA améliorée. Les Nordistes seront fixés sur leur sort vendredi.


lundi 4 août 2014

Adrien Petit avec ses supporters


Qu'on se le dise : Adrien Petit va retrouver ses supporters à Arras. Le rendez-vous est fixé par son fan-club à ce mardi, à partir de 18h30, au V&B, le bar officiel du coureur de la Cofidis qui a terminé son premier Tour de France et goûte actuellement à quelques jours de repos avant de reprendre le fil de sa saison.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'endroit, ça se trouve rue Copernic, derrière Auchan, dans la zone des Bonnettes. Et à ta santé, Adrien (avec modération bien sûr) !

dimanche 3 août 2014

Arras tient son 5 majeur... contre 14 adversaires ?

On coupe quelques jours sous le soleil bas-normand et que constate-on en rentrant ? Voilà qu'Arras pays d'Artois se retrouve à la fois soulagé et inquiet. La bonne nouvelle, c'est donc que le recrutement est terminé et il se veut effectivement séduisant comme l'a écrit Christophe Humetz. Djéné Diawara a l'expérience de la Ligue et de ses bastons dans la raquette. Elle arrive de Villeneuve-d'Ascq, ce qui fait qu'elle ne sera pas dépaysée. Et d'autant plus que l'une de ses équipières effectue le même trajet, à savoir Chloé Westelynck.
Cette pure Nordiste (née à Wattrelos il y a 23 ans, formée à Wasquehal) a tâté de la Ligue 2 et du championnat belge et viendra chercher un déclic pour sa carrière. L'en-tête de son compte Twitter ne dénote pas d'un optimisme échevelé mais ça doit sûrement être une question de mise à jour.

Enfin, pour le quota d'étrangères, il y aura une Canadienne, Michelle Plouffe, dont le patronyme devrait donner lieu à pas mal de jeux de mots, surtout si son passage fait un flop comme sa compatriote Natalie Doma en son temps. Ses stats en NCAA dans la réputée fac d'Utah lui valent un a priori favorable mais il y aura forcément la nécessaire acclimatation. Draftée en WNBA comme Maggie Lucas, Plouffe (qui, signe particulier, a une soeur jumelle également basketteuse) n'a pourtant pas fait de vieux os avec Seattle. Avec son mètre 91 à apporter sous les panneaux, elle semble parée pour le défi physique, avec Diawara et la championne d'Europe U20 Clarince Djaldi-Tabdi.

Donc, le cinq majeur d'Arras pays d'Artois devrait comporter : Erin Rooney à la mène, Maggie Lucas au poste d'arrière, Matea Vrdoljak comme ailière forte, Michelle Plouffe en 4 et Djéné Diawara en 5. Sur le banc, une classe biberon avec Lidija Turcinovic, Elodie Mendy, Aïcha Mara, Chloé Westelynck et Clarince Djaldi-Tabdi. A voir à l'oeuvre à partir de l'open de la Ligue le 18 octobre. Enfin, si tout va bien.
En effet, j'ai cru comprendre que le CNOSF appuyait auprès de la Fédération française de basket pour l'accession de Perpignan. Ainsi, en plus d'être un club qui a triché en obtenant des résultats avec de l'argent qu'il n'avait pas, Perpignan serait un menteur, en obtenant une montée qu'il s'était engagé à décliner. Si seulement, la Fédé pouvait envoyer l'avis du comité olympique à la poubelle... Un avis qui, en théorie, ne devrait être que consultatif et non destiné, comme dans le foot, à bafouer des règlements que plus personne n'aura bientôt intérêt à respecter.
Sauf qu'il y a un double hic : la LFB a mis Arras pays d'Artois au programme de son Open parisien et ne peut décemment pas l'enlever, même si la compétition ne reprend que mi-octobre. Ensuite, le calendrier de Ligue 2 a été officialisé avec seulement 13 équipes et donc un exempt tous les week-ends.
La conclusion la plus logique sera celle d'une LFB à 15 équipes, avec Arras et Perpignan, avec un exempt à chaque journée et trois descentes en fin de saison. Non, je plaisante : il n'y aura pas trois relégations au printemps 2015. LFB signifie désormais Ligue fermée de basket-ball.
Et petite note concernant les Espoirs arrageoises : leur championnat reprend dès le 20 septembre, dans un championnat orienté vers l'ouest. Elles seront dans la poule C de Nationale 2, avec une ouverture de saison en fanfare à domicile contre les Espoirs de Mondeville, qui descendent de N1. 

samedi 26 juillet 2014

Un peu de boxe(s)

- Thomas Masson va devoir regarder vers le nord. C'est en effet la ville de Liverpool qui est pressentie pour accueillir le championnat d'Europe des poids mouche entre Valery Yanchi, le tenant du titre, et Kevin Satchell, son challenger officiel. Le camp anglais, emmené par le fameux promoteur Frank Warren, a remporté les enchères et donc le droit d'organiser ce combat dont le vainqueur devrait affronter l'Arrageois, selon le classement établi par l'EBU, la fédération européenne de boxe. De source britannique, on apprend que Yanchi - Satchell pourrait avoir lieu au tout début de la prochaine saison sportive, soit dans les trois mois.

- Pas sûr que l'Equipe 21 continue à diffuser de la boxe. Après le combat de retour de Mormeck contre un adversaire faiblard, on a pu voir ce soir sur la chaîne française un exemple de vol au coin du bois à montrer dans toutes les écoles de journalisme sportif (si jamais ça existait). Déjà, pour un championnat du monde de l'une des quatre fédérations majeures, ici la WBO, prenez un arbitre allemand et deux juges allemands sur trois pour un combat entre la Française Anne-Sophie et Christina Hammer qui est... Allemande, et le tout en Allemagne, tant qu'à faire. Ensuite, suivez quatre rounds d'accrochage non sanctionnés et, dans la cinquième reprise, une disqualification de la visiteuse, Anne-Sophie Mathis, pour un coup de coude qui n'a jamais existé, comme le ralenti l'a prouvé. Son bras gauche délibérément bloqué par Hammer, Mathis s'est juste servi de son poing droit pour toucher son adversaire à l'oreille avec trois crochets consécutifs. L'Allemande est allée au tapis, mais l'arbitre ne l'a jamais comptée. Le combat a été arrêté et Anne-Sophie Mathis disqualifiée. Voilà encore de l'eau au moulin de ceux qui reprochent à la boxe ses outrances.

- En novembre 2013, j'avais parlé d'un loser magnifique, d'un perdant professionnel, le Slovaque Elemir Rafael. Ce boxeur aux 111 combats, dont 82 défaites, était encore de service ce soir en Angleterre. Son opposant, un débutant nommé Michael Gomez Junior, était là pour se faire les dents sur notre gaillard qui reste sur 11 revers et 1 nul depuis son dernier succès en août 2013. Je ne connais pas encore son résultat mais j'espère bien le trouver.

- Des infos toutes fraîches en provenance du Lavandou, où Yannick Vest combattait ce soir le Belge Mathieu Kongolo. Le kickboxer saint-venantais, comme lors de son retour aux affaires voici quelques semaines à Isbergues, s'est imposé avant la limite. Et pan : KO au 2e round lors d'une soirée intitulée "le Choc des gladiateurs"  ! Kongolo est quand même un concurrent du Biggers's better (un circuit européen de boxe anglaise) ainsi que le champion du Bénélux de K-1, avec 22 victoires en 24 combats, et des succès récents sur Galonnier et Vanneste. Voilà qui place et qui classe son homme. Yannick Vest, on l'avait dit et écrit, n'est pas revenu pour rien. Ses victoires coup sur coup face à Galdon-Perez et Kongolo vont lui ouvrir des portes.